Le Musée international de la Réforme a ouvert ses portes le 15 avril 2005. Il présente l’histoire du protestantisme dès ses débuts, en faisant un vaste tour d’horizon de part et d’autre du globe, retraçant une trajectoire à la fois culturelle et spirituelle. Sont mis en exergue, les fondations de la Réforme, ses idées, sa conception du monde et de l’humain, mais aussi la description de l’histoire des hommes et des femmes qui se sont reconnus dans cette tradition. Le rez-de-chaussée et une partie des sous-sols la maison Mallet, demeure du XVIIIe siècle abrite le Musée, qui est situé à l’emplacement même du cloître de Saint-Pierre, là où les Genevois adoptèrent la Réforme en 1536.

Environ 500 objets originaux sont exposés au Musée. Il s’agit de tableaux, gravures, livres, manuscrits, médailles, photographies et objets tels que des coupes de communion, des montres ou des maquettes originales.

Des audio-guides dévoilent au visiteur ce qui est primordial dans chaque salle en français, allemand et anglais. Les légendes de chaque exponat existent également dans ces trois langues. Enfin, une attention particulière a été portée aux enfants qui trouvent dans chaque salle du Musée une présentation, à leur portée, du thème évoqué. Le Musée comporte un équipement pour permettre la visite aux personnes handicapées.

Musée international de la Réforme

Les salles du Musée sont divisées par thème et par époque : La Bible, la Polémique, le Grand Salon, la Salle Barbier-Mueller (la Réformation en France et les Guerres de Religion), Calvin et Genève, le cabinet de musique, la Réforme aux XVII e et XVIIIe siècle (le banquet de la prédestination), la Révocation de l’édit de Nantes (le Refuge et le Désert), la Réforme au XIXe siècle, le « train des bonnes œuvres », le XIXe siècle encore (le Réveil et la théologie moderne), le XXe siècle et pour finir avec le XXIe siècle.

La première salle du Musée rappelle aux visiteurs que la Bible constitue le fondement de la Réforme du XVIe siècle. Une vitrine spécialement consacrée à Martin Luther montre l’originalité de son message. Afin de mettre la Bible, considérée comme « parole de Dieu », à la portée de tous, les Réformateurs la traduisent en langue « vulgaire » et pour ce faire, ils profitent de la récente invention de l’époque : l’imprimerie.

Depuis le début 2012, un collectionneur privé honore le MiR d’un prêt exceptionnel et met à disposition un manuscrit inédit de Martin Luther, « D. M. LUTHER AN EINEN GUTEN FREUND », datant du XVIe siècle, qui a rejoint les exponats de cette vitrine consacrée au Réformateur allemand. Luther y attaque violemment l’un de ses adversaires les plus acharnés.

Ce manuscrit était resté inédit jusqu’à maintenant et le public aura plaisir à y retrouver une sorte de ferme présence, un peu comme si le géant de la Réforme venait à peine de quitter son écritoire…

se réjouit Isabelle Graesslé, directrice du Musée.

La première salle du Musée présente également un des portraits de Luther peint par Cranach l’Ancien (et atelier ) : une huile sur panneau, datée de 1530, prêt pour quelques mois d’un collectionneur privé.

www.musee-reforme.ch