Décès de Juliette Buffat, constructrice de ponts entre religion et sexualité

juliette-buffatConnue pour ses chroniques dans différents médias, dont GHI et Fémina, la sexologue Juliette Buffat était aussi prédicatrice laïque de l’Eglise protestante de Genève et membre de son organe délibérant, le Consistoire. Elle s’est éteinte samedi 7 janvier à l’âge de 57 ans.

Joël Burri pour Protestinfo

«J’ai constaté que la religion était souvent un obstacle à l’épanouissement sexuel», a déclaré Juliette Buffat lors d’une interview publiée à la suite de la publication de son premier livre en 2014, «Le sexe et vous». Alors qu’on confère à la Bible toutes sortes d’interdictions, «je me suis rendue compte qu’il y avait très peu d’interdits dans le texte lui-même. A aucun endroit, l’onanisme n’est condamné», poursuivait-elle.

La religion avait une place primordiale dans la vie de la thérapeute qui est décédée samedi à la suite d’une maladie. «J’aime être à l’intersection du corps, du cœur et de l’esprit», déclarait-elle dans la même interview. Interrogée à la même époque par la «Vie protestante – Genève» (VP), la médecin-psychiatre, révèle qu’à 18 ans elle a hésité entre médecine et théologie. «Fais médecine et tu feras ta théologie à 50 ans», lui avait alors conseillé un ami. Et, à peu de choses près, c’est ce qui s’est passé, puisque dès 2009, elle participera à la 19e volée de l’Atelier œcuménique de théologie. Une formation qu’elle enchaînera avec la première formation officielle de prédicateurs laïques mise en place au sein de l’Eglise protestante de Genève.

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