Invisible, l’EERV, en dehors des cas douloureux?

©EERV/Gérard Jaton
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Les onze nouveaux ministres de l’EERV entourés des officiants du culte de consécration.
©EERV/Gérard Jaton

Invisible, l’EERV, en dehors des cas douloureux?

5 septembre 2018

Ce samedi 1er septembre, à 17h, la cathédrale de Lausanne était pleine. Nef magnifique regroupant tous les fidèles et amis venus entourer les 11 nouveaux ministres lors de ce culte de consécration (pour 9 ministres) et d’agrégation (pour 2 ministres). Esprit de fête et de ferveur.

Où en a-t-on parlé dans les médias écrits et visuels? Si l’on pense que l’EERV est largement soutenue financièrement par l’État, que la constitution cantonale lui reconnaît la qualité d’institution de droit public et «prend en considération la contribution des Églises au lien social et à la transmission de valeurs fondamentales», que l’un des membres du Gouvernement, en l’occurrence, Mme Métraux, présente à la cathédrale, est autorité de «tutelle», on ne peut que déplorer le silence des médias laïcs au sujet de la fête. Les citoyens n’auraient-ils pas le droit de savoir que 11 nouveaux ministres, pasteurs et diacres, vont contribuer à l’accomplissement de la tâche que la législation confie à l’EERV? Ne doivent-ils être renseignés que lorsque les choses vont mal?

Ce silence médiatique interpelle. Puisse-t-il inciter, non pas à des manifestations superficielles de pouvoir ou de déclarations publiques, mais à un engagement toujours plus profond des fidèles pour que l’Église rayonne, en accomplissant sa mission.