Un musée plus interactif et pédagogue

Le Musée international de la Réforme (MIR): plus interactif et pédagogue / © Lundi13
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Le Musée international de la Réforme (MIR): plus interactif et pédagogue
© Lundi13

Un musée plus interactif et pédagogue

Culture
Le Musée international de la Réforme (MIR) a rouvert ses portes fin avril, après une rénovation complète très réussie. Il propose plus d’explications afin de s’adapter à la nouvelle génération.

La demande de l’Eglise protestante de Genève, propriétaire de la Maison Mallet abritant le MIR, de déplacer l’entrée du musée a débouché sur une transformation intégrale, sur le fond et sur la forme, qui a nécessité près de deux ans de travaux. Les espaces ont été transformés, la circulation a été totalement modifiée et la scénographie, qui datait de l’ouverture en 2005, a été entièrement repensée.

«Nous avons saisi l’occasion qui nous était imposée pour revoir la circulation et, par la force des choses, la scénographie. L’ancienne ayant fait ses preuves, nous n’avons rien révolutionné. Nous avons néanmoins souhaité être plus pédagogues, la culture générale de la Réforme étant de nos jours nettement moins im- portante qu’il y a vingt ans. Nous l’avons vu avec notre public, qui, au fil des ans, nous réclamait plus d’explications sur les fondamentaux», explique le directeur, Gabriel de Montmollin. L’entrée se fait désormais du côté de la cour de Saint-Pierre. Un thème et une couleur – sur des panneaux d’exposition placés à l’avant des parois, ce qui permet des accrochages plus diversifiés – ont été choisis pour chacune des salles du rez-de-chaussée. Des écrans ont été intégrés ici et là pour une visite à la fois didactique et ludique. Quinze œuvres peuvent être scannées afin d’obtenir des informations ou des anecdotes complémentaires aux textes.

Une salle présente 243 bibles en autant de langues différentes, rappelant que les réformateurs furent des traducteurs, ce qui a largement contribué à l’expansion de la Réforme. Dans une petite pièce propice à la méditation, des vitraux multicolores mobiles sont placés devant l’unique fenêtre. Ils bougent au rythme de onze morceaux de musique du XVIe au XXIe siècle, issus de multiples pays, tous étroitement liés au protestantisme. Au sous-sol, dans les anciennes caves pavées, une projection composée d’images d’archives et d’extraits de films met en avant un thème cher aux protestants, la protestation!