L’Eglise aussi fait sa transition

De gauche à droite: Julian Woodford, Marie Cénec, Christel Hofer, Emmanuel Jeger. Ne sont pas sur la photo: Olivier Keshafjee, Renaud Rindlisbacher. / © EERV - Gérard Jaton
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De gauche à droite: Julian Woodford, Marie Cénec, Christel Hofer, Emmanuel Jeger. Ne sont pas sur la photo: Olivier Keshafjee, Renaud Rindlisbacher.
© EERV - Gérard Jaton

L’Eglise aussi fait sa transition

Spirituel
Comme d’autres institutions, l’Eglise réformée vaudoise a entamé sa conversion écologique et sociale. Commencé en 2020, ce travail prend des formes diverses, des rencontres informelles au soutien financier.

Les termes exacts qui désignent l’équipe chargée de la transition écologique pour l’Eglise réformée du canton de Vaud sont: comité de pilotage des enjeux spirituels de la transition écologique et sociale (TES). La théologie et la spiritualité y tiennent en effet une part importante. «Nous croyons que la transition écologique passe d’abord par une transition intérieure. Il faut d’abord changer les consciences, avant de changer les structures», explique Emmanuel Jeger, conseiller synodal, qui dirige ce comité de cinq personnes. Leur objectif? «Développer les connaissances et la culture en matière de transition, pour développer des actions et des comportements», explique le responsable. Après Benoît Ischer, c’est désormais la pasteure Marie Cénec qui est chargée de mettre en oeuvre la «TES» sur le terrain.

Pour qui?

Les régions, les paroisses, les instances dirigeantes de l’Eglise. Des collaborations avec des associations locales de transition, laïques, sont aussi possibles.

Comment?

Participation à une table ronde, animation d’un culte écothéologique, débats… L’équipe de la TES vient volontiers soutenir des démarches sur le terrain. Elle apporte aussi un coup de pouce financier à certains projets, et soutient les ministres engagés.

Quels outils?

La TES a d’abord rédigé une feuille de route. Puis elle a promu le réseau EcoEglise (33 Eglises membres, voir Réformés d’octobre). Désormais, ses représentants se forment à différents outils: fresque sur le climat, conversations carbone, management environnemental. Marie Cénec a quant à elle développé un «bracelet de la création» dont la vente financera des kits de formation pour les enfants autour des enjeux écologiques. «C’est un objet qui permet de marquer l’appartenance à un réseau, de sensibiliser aux enjeux écologiques et qui a une dimension symbolique, comme les quatre éléments…» évoque la pasteure. Cet automne, la TES coordonne une réflexion entre les paroisses qui souhaitent «ne pas chauffer dans le désert».

Comment les rejoindre?

Pour suivre l’équipe: s’abonner à la newsletter et suivre l’actu TES sur les réseaux sociaux.

www.re.fo/tes.