La démocratie dans l’Eglise: encore possible?

Jacques Péter, Conseiller synodal de l'EREN / ©DR
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Jacques Péter, Conseiller synodal de l'EREN
©DR

La démocratie dans l’Eglise: encore possible?

Jacques Péter, Conseiller synodal de l'EREN
6 mai 2022
Politique
Point de vue de Jacques Péter, Conseiller synodal de l'EREN.

Selon Winston Churchill, «la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes». 

Le système de décision de l’EREN est démocratique. Si le canton a un Grand Conseil et un Conseil d’Etat, les villes et villages ont un Conseil général et un Conseil communal, l’EREN est dotée d’un Synode et d’un Conseil synodal et les paroisses ont un Conseil paroissial, élu par l’Assemblée de paroisse. Les changements constitutionnels sont du ressort des citoyens pour l’Etat et de l’Assemblée générale de l’Eglise pour l’EREN.

Le fonctionnement démocratique exige du temps, de la persévérance et de l’engagement. La baisse de l’engagement citoyen bénévole et le désintérêt grandissant pour les institutions, telles que les Eglises reconnues, engendrent un risque de blocage institutionnel, voire de prise de pouvoir par une minorité.

A l’heure du constat d’un nécessaire changement pour permettre à l’EREN de poursuivre sa mission au service de tous les habitants du pays de Neuchâtel (Constitution, art. 4), et à l’aube du renouvellement des autorités paroissiales et synodales pour la législature 2023-27, il est nécessaire de se poser la question: l’EREN aura-t-elle les forces laïques nécessaires pour permettre à toutes les instances d’effectuer leurs tâches et responsabilités, sans risque d’une prise de pouvoir par une minorité non représentative de toutes les tendances théologiques de notre Eglise?

D’ores et déjà, merci à tous ceux qui continueront leur engagement et bienvenue à ceux qui sont prêts à nous rejoindre pour renforcer une EREN joyeuse, souple et dynamique.