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[pas de légende]

Etre maître de son développement

Hélène Guggisberg Diacre, aumônière en EMS.
4 mai 2026
Attitude
Point de vue de Hélène Guggisberg Diacre, aumônière en EMS.

Le papillon sort de sa chrysalide, déplie doucement ses ailes, les sèche puis prend son envol. Pas d’autres chenilles ni de papillons aux alentours pour l’aider: il mène seul la métamorphose inscrite dans son ADN.

Dans un premier temps, les humains sont dépendants de leur entourage pour déployer leurs ailes. Puis notre développement nous est propre: on choisit les exemples que l’on veut suivre. C’est quand on est au pied du mur que l’on cherche au fond de soi. Ma fille a été gravement malade. Nous avons dû faire appel au corps médical et, démunie, j’ai, pour la première fois, vraiment prié. Par bonheur, elle s’en est remise. Dans ma reconnaissance, j’ai continué à prier et j’ai pris conscience de l’existence de Dieu.

Depuis lors, quand je me retrouve dans une situation désagréable, plutôt que de blâmer les autres, je fais une introspection dans le silence. J’ai compris que je dois changer mon regard et mon attitude face aux aléas de la vie. Je vois mes soucis et mes doutes comme des tremplins, des occasions pour grandir. Je bénis toutes les personnes et surtout celles qui ont eu un effet curatif dans ma vie.

Pour moi, ces rencontres me sont envoyées par Dieu. Car bonnes ou mauvaises, elles me permettent d’évoluer vers le mieux. Je ne suis pas maître de ce qu’il m’arrive, mais je suis maître de mes réactions. Comme la chenille fait confiance à son ADN pour devenir un papillon, nous pouvons faire confiance à la vie pour progresser. L’humilité nous donne des ailes.