
Se souvenir des victimes des restrictions migratoires
Se souvenir des victimes des restrictions migratoires
Le 14 juin, nous aurons à voter sur l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», qui fait de l’immigration le bouc émissaire pour tous nos maux et exige de la limiter de manière drastique. Par ailleurs, également mi-juin, la Suisse adoptera les règles du nouveau pacte européen de l’asile et de la migration (le RAEC), et cela ira de pair avec toute une série de nouveaux durcissements dans la politique d’asile.
Dans ce contexte, notre action «Les nommer par leur nom» constitue un correctif important. En effet, en juin justement, nous nous souviendrons des hommes, femmes, enfants, bébés qui, année après année, meurent sur leurs chemins d’exil vers l’Europe. Nous rappellerons ainsi que les restrictions de la politique migratoire coûtent la vie à des milliers de victimes chaque année.
Plus l’Europe (et la Suisse avec elle) se ferme, plus les personnes qui cherchent refuge doivent emprunter des chemins périlleux et donc s’exposer aux dangers, à la mort. Se souvenir des victimes des restrictions migratoires. Notre travail de mémoire, porté par les
Églises et différents groupes de la société civile, souligne qu’avant de protéger nos frontières et nos zones de confort, il est essentiel de protéger les êtres humains vulnérables et leurs droits fondamentaux.
Trop souvent, l’opinion publique les oublie. Nous essayons de leur rendre hommage en leur écrivant une banderole, en énonçant leur nom, quand on le sait, en rappelant les circonstances tragiques de leur disparition. Car, que nous le voulions ou non, ils et elles sont des nôtres.



