Aller au contenu principal
i
Le groupe motivé se dirige vers le lac des Chavonnes.

Cinq paroisses reliées, des liens créés

Anne Vallelian
18 mai 2026
 
1 min de lecture
Jeunesse
Pendant le week-end de Pâques, les jeunes du Chablais vaudois ont relié à pied les cinq paroisses de la région. Echo de la marche du samedi, dans une ambiance printanière, entre effort et amitiés naissantes.

Samedi 4 avril, 9h. Sur le quai de la gare de Villars, le groupe attend le train pour Bretaye, mêlé aux nombreux skieurs d’avril, attirés  par des conditions d’enneigement encore généreuses et un soleil déjà bien installé.
Les jeunes émergent doucement. La nuit, passée dans la salle de paroisse de Villars, a été fraîche – le chauffage s’est arrêté en pleine nuit. Les yeux sont encore lourds, mais la motivation, elle, est bien présente.

Arrivé en haut, chacun s’équipe. Raquettes aux pieds, le groupe met le cap sur le lac des Chavonnes. Pierre, diacre, et son épouse Suzanne –tous deux accompagnants – rappellent le défi lancé pour ces quatre jours: observer des animaux sauvages. La veille, certains ont aperçu des chamois, plus bas dans la vallée. 

Soirée crêpes et quiz décalé
En marchant, les jeunes racontent leur soirée de la veille: après une soirée crêpes, ils ont participé à un quiz préparé par les Jacks – les jeunes coachs – mêlant culture générale, Chablais vaudois et Bible. «Il y a eu beaucoup de rires et un brin de compétition», sourit Suzy Favre,coresponsable du Pôle Jeunesse et animatrice d’église.
Sur la vingtaine de participants, ils sont environ dix jeunes et dix Jacks. Et ces derniers ne regrettent pas leur rôle: «On peut organiser, c’est plus intéressant», glisse l’un d’eux.
Zélie vit sa première expérience avec le groupe. La marche, dit-elle en souriant,«ce n’est pas trop son truc». Ce qu’elle préfère? «Les soirées!» Muriel, accompagnatrice en montagne, ouvre la voie. Elle connaît bien le parcours, qu’elle a effectué en sens inverse auparavant. «C’est un peu notre guide des JRCV», lance un jeune en riant.
Justin, lui, vient de la Région Gros-de-Vaud-Venoge. «Chez nous, on ne marche pas trop, et comme j’adore ça, je viens dans le Chablais», explique-t-il. Un pied dans deux régions, donc, à la fois participant et Jack.
Pour Cerise, devenue Jack, la marche a été une révélation: «C’est le tour des dents du Midi il y a deux ans qui m’a fait aimer ça.» Nare, de son côté, découvre l’effort: «D’habitude, la seule marche que je fais, c’est jusqu’à l’arrêt de bus. Mais j’aime les camps, j’aime rigoler et rencontrer de nouvelles personnes.»

Un groupe uni
Aux pauses, Muriel prend le temps de s’enquérir de l’état de chacune et de chacun. Quelques cloques apparaissent, mais l’ensemble du groupe tient bon. La descente vers La Forclaz s’amorce en forêt. Le chemin glisse un peu. «J’aurais dû prendre mes skis!», plaisante une participante de Leysin. Liam, participant, s’apprête à commencer la formation de Jack: «J’ai envie de m’investir et d’organiser des activités et des camps.» Initiés par Marc Rossier, coresponsable du Pôle Jeunesse et pasteur, certains terminent la balade en se laissant glisser avec audace dans la poudreuse. D’autres optent pour le chemin goudronné, sans raquettes – et ne le regrettent pas: une habitante du hameau de La Forclaz les y attend avec un rafraîchissement bienvenu.

La marche se conclut par un pique-nique sur le parvis ensoleillé de la chapelle de La Forclaz. Quelques-uns s’allongent pour une sieste, d’autres plaisantent encore. La plupart ne se connaissaient pas deux jours plus tôt – et pourtant, les liens semblent déjà anciens. «Les jeunes sont ravis, ça se voit», observe Suzy Favre, coresponsable du pôle jeunesse, en déchargeant les bagages et en apportant thé et café. La logistique est importante, mais l’ambiance, elle, fait tout oublier.

Durant cette marche, pas d’animaux sauvages observés, mais le défi a été relevé autrement: celui de marcher ensemble et de faire groupe, tout simplement. «Je suis pleine de gratitude pour toutes ces bénédictions, pour ces jeunes, pour nos paroisses vivantes et accueillantes»,confie Suzy Favre, heureuse.