
Trouver Dieu dans la nature ?
Beaucoup disent rencontrer quelque chose de plus grand qu’eux dans une balade en montagne ou devant un lever de soleil. Peut-on vraiment y trouver Dieu? Le prologue de l’Evangile de Jean ouvre sur une affirmation qui invite à y réfléchir: «Au commencement, le
Logos.» On peut lire ce mot grec, logos, non comme un discours articulé, mais comme le principe par lequel toute chose vient à l’existence, un souffle originel qui traverse et anime tout ce qui est.
Si cette Parole-Logos est ce par quoi tout existe, elle ne se limite pas à ce que l’on entend ou lit. Elle habite aussi ce que l’on voit, ce que l’on touche, ce qui nous émeut dans un paysage. Rencontrer Dieu dans la nature, ce serait alors reconnaître cette même Parole à l’oeuvre, non pas ailleurs, mais ici, dans ce qui nous entoure et nous traverse.
Le récit d’Elie au mont Horeb va dans ce sens. Après le vent, le séisme et le feu, c’est dans le silence que la Présence se révèle. Ce silence n’oppose pas la nature à Dieu, il en est comme le coeur, la part la plus dépouillée, où toute agitation s’apaise pour laisser place à ce qui est.
Peut-être n’avons-nous pas à choisir entre la Parole et la Création. L’une se donne à travers l’autre. Il suffit parfois d’un peu de silence, dans une forêt ou face à un ciel, pour reconnaître cette
Présence qui n’a jamais cessé d’être là.
TEXTE BIBLIQUE
«Au commencement: le Logos.
Le Logos est vers Dieu. Le Logos est Dieu.
Il est au commencement avec Dieu.
Tout existe par Lui; sans Lui: rien.
De tout être Il est la vie.
La vie est la lumière des hommes.
La lumière luit dans les ténèbres; les ténèbres ne peuvent l’atteindre.»
Jean 1, 1-5, traduction de Jean-Yves Leloup





