Jean-Daniel Macchi: «Nous assumerons nos responsabilités en ce qui concerne la théologie pratique»

MacchiA l’occasion de la rentrée académique, Protestinfo a sollicité un interview de chacun des doyens des facultés romandes de théologie protestante. Le professeur d’Ancien Testament, Jean-Daniel Macchi, entame sa deuxième année comme doyen de la Faculté de théologie de Genève. Il nous a accueillis pour parler de l’avenir de la théologie en Suisse romande.

 Joël Burri et Elisabeth Schenker pour Protestinfo

Dans les milieux ecclésiaux, l’inquiétude est palpable depuis l’annonce de la fermeture de la Faculté de théologie de Neuchâtel. Où va se faire l’enseignement de la théologie pratique et que va devenir la Faculté de Genève?

En ce qui concerne la Faculté de Genève, je pense qu’on peut dire que la situation est bonne et que l’équipe professorale est dynamique. La fermeture annoncée de la faculté de Neuchâtel génère cependant une situation compliquée, puisque dans le cadre des accords qui liaient les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, c’est uniquement là-bas qu’était enseignée la théologie pratique.

La théologie pratique, il faut le rappeler, est une discipline qui réfléchit de manière théorique au contenu et au sens des pratiques ecclésiales. Cette discipline permet aussi aux étudiants qui se destinent à des métiers ecclésiaux d’acquérir toute une série de compétences pratiques. Cela dit, la formation des futurs pasteurs, des aumôniers, des formateurs d’adultes ne se fait pas seulement à l’Université puisqu’une période de stages intervient après la formation académique. Ces stages sont pilotés par les futurs employeurs.

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Didier Halter: «Peut-être que l’existence d’un pôle de formation pastorale romand va faire prendre conscience de la profonde unité des Eglises romandes»

Didier HalterAprès leur master en théologie, les futurs pasteurs doivent suivre une formation professionnelle qui dépend des Eglises. Désormais, les cantons ont uni leurs forces et la prochaine volée de pasteurs en mars prochain, suivra un cursus entièrement géré au plan romand. Jusqu’ici, l’Office protestant de la formation dispensait une série de cours qui s’intégraient dans les différents plans de formations des Eglises cantonales. Le point avec Didier Halter, directeur de cet office.

 Joël Burri pour Protestinfo

Didier Halter, la formation professionnelle des pasteurs des Eglises réformées est désormais unique pour toute la Suisse romande. Qu’est-ce que cela change?

Les changements sont de trois ordres. D’abord, il y a une véritable «romandisation» de la formation. Cela signifie concrètement que l’acceptation en formation, son suivi et sa validation finale seront faits selon des procédures et des critères romands. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’était pas encore le cas. Jusqu’à présent, à l’Office protestant de formation (OPF) nous pouvions avoir dans une même volée des gens qui avaient été acceptés et qui seront suivis et validés selon des critères variables d’un canton à l’autre, ce qui pose un certain nombre de problèmes en termes pédagogiques et de motivation. On pouvait ainsi avoir le cas de personnes qui étaient acceptées par une Eglise, refusées par une autre et se retrouvaient ensemble en formation.

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Félix Moser: «Il faut que nous fermions la tête haute. Nous n’avons pas démérité»

MoserA l’occasion de la rentrée académique, Protestinfo a sollicité une interview de chacun des doyens des facultés romandes de théologie protestante.

Le professeur de théologie pratique Félix Moser occupe la dernière chaire de la faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel. Il nous a accueillis pour parler de l’avenir de la théologie pratique dans un paysage académique en mutation.

 Joël Burri pour Protestinfo

Félix Moser, de nombreuses questions se posent dans les milieux ecclésiaux depuis l’annonce de la fermeture de la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel. Le public peine à comprendre la situation actuelle.

Le moment n’est pas idéal pour en parler, car le projet de mandat d’objectifs préparé par le rectorat de l’Université et le Conseil d’Etat doit être soumis par ce dernier au Grand conseil. Ce débat devrait avoir lieu dans l’une des toutes prochaines séances de cette assemblée. Tant que les députés ne se seront pas prononcés, tout ce que je peux vous dire doit encore être validé, même si honnêtement j’estime qu’un retournement de situation est fort peu probable.

Pour bien comprendre la situation actuelle, souvenons-nous qu’en 2004 a été mise en place une Fédération de Facultés de Théologie de Suisse romande pour proposer une filière commune aux plans bachelor et master. Les trois Facultés de Genève, Lausanne et Neuchâtel ont mis en place des centres de compétences et l’idée était de faire une structure similaire à un tabouret à trois pieds. Chacun devait s’appuyer sur les deux autres. Les Facultés de théologie devenaient interdépendantes. L’histoire et l’éthique se recentraient sur Genève, les sciences bibliques et les sciences des religions sur Lausanne et la théologie pratique ainsi que la coordination romande de la formation continue sur Neuchâtel. Dans les faits, il a été très difficile de faire fonctionner cette fédération qui s’est affaiblie jusqu’à devenir un simple partenariat. Or ce dernier a été dénoncé en juillet passé par le Rectorat neuchâtelois, il prendra fin en été 2015. Le Rectorat neuchâtelois compte réaffecter les ressources de la Faculté de théologie à d’autres domaines de recherche.

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« Jésus, cet homme inconnu » avec Christine Pedotti

PeddotiChristine Pedotti, intellectuelle et journaliste catholique, viendra présenter son dernier ouvrage « Jésus, cet homme inconnu ». Sa venue à l’Espace Fusterie sera l’occasion de parler du statut de la femme au sein de l’Eglise et d’aborder la thématique de l’écriture dite « féminine ». 

Espace Fusterie  à Genève le jeudi 2 octobre 2014 à 12h30

Cet ouvrage est la première biographie de Jésus écrite par une femme. Elle témoigne de la solide érudition de l’auteure et de son don de vulgarisation, notamment par le biais de textes narratifs qui « donnent à voir » des scènes de la vie du Nazaréen.

Sur ces deux thèmes, Christine Pedotti est une personnalité emblématique : en 2008, Christine Pedotti a créé avec Anna Soupa le « Comité de la Jupe » pour lutter contre la discrimination à l’égard des femmes au sein de l’Eglise catholique.

En 2012, elle révèle être l’auteur des romans à succès publiés sous le nom de Pietro de Paoli. Après un temps de présentation, les participants peuvent entrer en dialogue avec l’invité du jour. A partir de 13h45, temps de dédicace et de discussion informelle.

Retrouvez Christine Pedotti et écoutez  A vue d’esprit,  avec une série d’émission intitulée L’ami galiléen proposée par RTSreligion sur Espace 2

«Mon secret, c’est le silence»

lauferDans un film Plans-Fixes, la pasteure Véronique Laufer, 92 ans, parle de sa vie et témoigne de sa foi. Avant-programme

Vincent Volet pour Bonne  Nouvelle

Des chrétiens d’Irak sont persécutés par des djihadistes musulmans. Quelle est votre réaction?
Véronique Laufer: C’est une nouvelle qui est lourde à écouter. Ce sont surtout les chrétiens et les minorités qui sont persécutés. Comme beaucoup de citoyens suisses privilégiés, j’ai de la peine à entendre ces choses-là. Le théologien Karl Barth disait qu’il faut lire à la fois la Bible et le journal. Nous ne savons pas quoi faire dans nos vies de ces réalités de souffrance humaine. C’est une préoccupation qui nous donne plutôt envie de fuir. Il y a tant de douleur, un peu partout dans le monde. La prière est importante, tout comme le soutien à ceux qui sont encore là-bas, parce que ces pays voient leurs chrétiens s’enfuir, du fait des persécutions.

Des conflits et des situations dramatiques, vous en avez vécu plusieurs. Quelle leçon en avez-vous tiré?
J’avais 17 ans quand la guerre a éclaté. La Suisse était un pays préservé, entièrement entouré par l’axe de l’Allemagne et de l’Italie. La menace était partout. J’étais bien informée sur la condition des Eglises dans toute l’Europe. J’étais proche du Conseil œcuménique des Eglises, en formation, lorsque je faisais mes études de théologie à Genève. J’ai découvert un monde de persécution et de menaces. Cela m’a décidée à quitter la Suisse en 1945, pour aller travailler dans les pays ruinés par la guerre. Je suis partie en France puis en Allemagne, avec la Cimade, un mouvement œcuménique d’entraide. J’ai vu tout ce qui avait été détruit intentionnellement, aussi bien en Normandie qu’en Allemagne. J’ai appris que la violence et la guerre sont toujours une abomination. Ensuite en Algérie, la guerre était aussi au cœur de notre travail. Avec une centaine d’équipiers, notre rôle était d’essayer de soigner, écouter, aimer ces gens qui avaient passé des années de guerre, pas pour les convaincre mais pour leur témoigner un amour qui nous venait de notre foi en Jésus-Christ.

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Des enfants? Non, merci!

enfants« Alors, les enfants, c’est pour quand? » Rares sont les femmes dans la trentaine qui échappent à cette question. Depuis l’avènement de la pilule contraceptive, avoir des enfants n’est plus une fatalité, c’est un choix.

Faut pas croire RTSreligion RTSun 

Mais faire le choix de ne pas en avoir n’est pas toujours facile à assumer. Pour quelles raisons certaines personnes décident-elles de ne pas avoir d’enfant? Quelles réactions ce choix suscite-t-il? Peut-on être pleinement femme sans être mère?

Pour y répondre, Faut pas croire propose un reportage et un débat animé par Aline Bachofner avec Charlotte Debest, sociologue à l’Université Paris 7, et Jean-Marie Le Goff, démographe à l’Université de Lausanne.

A voir l’émission Faut pas croire RTSreligion RTSun 

Une production RTS Religion - Medias pro - CCRT

Nul ne peut servir deux maîtres

votationChaque semaine, Protestinfo donne carte blanche à un chroniqueur. Ce dimanche 28 septembre, les Jurassiens voteront sur une modification de la Loi cantonale sur les droits politique visant a accorder l’éligibilité au niveau communal pour les étrangers ayant le droit de vote. L’occasion pour Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit à l’Université de Lausanne de nous livrer une réflexion sur la nationalité et l’engagement poilitique.

Suzette Sandoz pour Protestinfo

Je me suis toujours demandé s’il était vraiment possible d’avoir deux ou plusieurs nationalités et s’il était souhaitable d’exercer son droit de vote dans deux pays différents.

La mode s’est répandue, depuis plusieurs années, dans beaucoup de pays, de ne plus subordonner l’acquisition de la nationalité à la perte de celle que l’on possédait jusqu’alors. On peut se demander quelle est la portée d’une naturalisation ou de l’octroi automatique d’une nationalité «de plus», sinon un avantage éventuel du point de vue du droit du travail. Bien des Européens se réjouissent de posséder ou souhaitent obtenir, outre un passeport d’un pays de l’Union européenne, un passeport suisse; la réciproque est vraie pour maints citoyens suisses. Le même phénomène se constate pour des citoyens américains et suisses. Autant avoir l’accès à tous les marchés du travail possibles. Et puis, soudain, pour des raisons d’impérialisme fiscal américain par exemple, on restitue son passeport américain, et on ne garde que le passeport rouge à croix blanche.

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