A la rencontre des chrétiens d’Orient

chretiens d'orientAu volant d’une Renault 4L, le français Vincent Gelot a traversé l’Orient pendent deux ans. Il raconte ses rencontres, l’existence minoritaire de ces chrétiens, leur exil et les conversions en Aise centrale.

A vue d’Esprit, RTSreligion Espace 2

Âgé de 26 ans, Vincent Gelot revient d’un voyage de 60’000 kilomètres à la rencontre des chrétiens d’Orient. Parti de Beyrouth en août 2012, ce jeune licencié en histoire et au bénéfice d’un master en droit humanitaire a traversé la Turquie, l’Irak, les pays du Caucase et ceux d’Asie centrale. Il s’est ensuite rendu à Djibouti, en Ethiopie, avant de remonter sur le Soudan et l’Egypte pour arriver enfin en Terre sainte.

Rentré à Nantes, en France, où il nous a reçu dans la demeure familiale, il raconte les rencontres humaines, le temps passé à prendre le temps, à découvrir et écouter ces femmes et ces hommes, à continuer dans un trajet volontaire, rempli d’inattendu. Revivant son itinéraire, il se prête à ce carnet de route en mémoire et transmet la réalité de ces minorités, souvent fragilisées, rapportant l’exode des chrétiens d’Irak et de Syrie, mais aussi leur émigration de Turquie, d’Iran comme du Caucase ou d’Asie centrale. Il parle aussi des nouveaux chrétiens qui augmentent dans les églises souterraines comme en Ouzbékistan.

Le jeune Nantais raconte ce qu’il a vu et vécu avec, sous la main, un imposant livre d’or, qu’il nomme « Le Livre d’Orient », un ouvrage vierge à son départ et dans lequel les personnes rencontrées ont marqué leur empreinte, par des mots et des représentations artistiques et dans lesquelles ils témoignent de leur existence, de leur foi, de leurs craintes et de leurs espoirs.

Une série proposée par Gabrielle Desarzens.

A écouter sur  A vue d’Esprit une proposition de RTSreligion Espace 2 

Des Dominicains au coeur de l’Islam

islamDepuis 60 ans, l’Institut dominicain d’études orientales du Caire oeuvre à une meilleure connaissance du monde musulman. A la fois sentinelle et phare, cet institut bâtit des passerelles entre islam et christianisme. C’est un « Think tank » focalisé sur les mutations politico-religieuses du monde arabo-musulman.

On y étudie et revisite les textes saints des 10 premiers siècles après la révélation de Mahomet. Il y a des traits d’union, des points de débats convergents entre les textes chrétiens et islamiques. Il est salutaire de l’apprendre pour déjouer les préjugés. Avec humilité et respect, les dominicains mettent à disposition leur savoir, leurs techniques d’analyses et le fond de leur énorme bibliothèque pour créer les conditions nécessaires aux dialogues. Ils aident ainsi les chercheurs musulmans à mettre en place des outils de réflexion pour favoriser l’émergence d’un « aggiornamento » de l’islam.

Dieu sait quoi propose un film qui accompagne dans l’intelligence de ce qui rapproche. Il a été tourné en hiver 2013 dans une capitale cairote en pleine ébullition.

Un film de Bernadette Sauvaget et Carine Poidatz

Production: Stella Productions, Via Stella / France 3 Corse, Histoire et RTS (2014)

Proposé par Emmanuel Tagnard

A voir Dieu sait quoi RTSun, une production RTS Religion - Medias pro - CCR

 

 

Au secours des chrétiens d’Orient

chretiens orientIssam Hakim est un chrétien de Syrie. Il a fui la guerre civile et les persécutions religieuses pour venir se réfugier en Suisse avec sa femme Nada. Ils racontent leur quotidien à Alep

Bonne Nouvelle

«Nous vivions dans la peur. Alep était encerclée par les djihadistes. En tant que chrétiens, nous devions partir. » Issam est catholique, de mère protestante. Il vivait à Alep, au nord-ouest de la Syrie. Il y a un an, il a fui son pays pour les Pays-Bas puis a rejoint la Suisse il y a neuf mois. Sa femme Nada est orthodoxe. Elle a retrouvé son mari il y a trois mois, dans un petit appartement des Pâquis à Genève. « La guerre civile s’est transformée en guerre des religions et la minorité chrétienne doit se convertir à l’islam ou partir pour ne pas mourir. Mais sans argent, c’est impossible », explique Issam. Bombes, kidnappings, meurtres, la liste des violences subies par les chrétiens d’Alep est longue. A côté de son mari, Nada peine à retenir ses larmes. Depuis le départ d’Issam, la situation a empiré à Alep : « Je ne sortais plus de chez moi. Je retenais ma respiration au passage des avions. Nous dormions dans les couloirs des maisons, loin des fenêtres. Le balcon de la maison d’en face a explosé sous nos yeux. Les enfants ne sortaient plus dans la rue et la plupart des écoles ont fermé. Il n’y avait plus d’électricité et les vivres manquaient, explique Nada. Malgré les violences et les enlèvements de religieux dans le pays, les églises de notre quartier étaient ouvertes. Elles distribuaient de la nourriture et l’eau de leurs puits. Les offices avaient toujours lieu, mais peu de gens s’y rendaient encore, de peur de se faire tuer sur le chemin », continue-t-elle. « Nous avions une bonne situation en Syrie.

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Créationnisme et théorie du genre: même définition

CreationismeChaque semaine, Protestinfo laisse carte blanche à une personnalité réformée. Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit à l’Université de Lausanne revient sur l’enseignement des théories créationniste et genre. Toutes deux ont fait couler beaucoup d’encre. 

Suzette Sandoz pour Protestinfo

Certains milieux politiques s’inquiètent de la présentation, dans des écoles privées, du créationnisme comme une vérité scientifique. Leur inquiétude paraît à la fois fondée et très étriquée.

Elle est fondée dans la mesure où l’on ne saurait prétendre en effet que le récit de la création du monde dans le livre de la Genèse soit un récit scientifique. J’avoue même que sa force symbolique est beaucoup plus grande quand il est reconnu sans prétention scientifique, parce qu’elle met en évidence et l’ignorance de l’homme et la puissance de la révélation biblique. Réduit à une portée scientifique, le récit de la Genèse devient une découverte comme n’importe laquelle, sujette à toutes les modifications, relativités, querelles et jalousies des produits scientifiques en général et perd toute dimension prophétique.

J’ai personnellement toujours été fascinée par la manière qu’avait l’auteur du récit de concilier un Dieu pour qui le temps n’existe pas («mille ans sont comme un jour») avec un monde où le facteur temps est primordial. Etre capable, plusieurs siècles avant notre ère, de concevoir que le monde créé par un Dieu tout-puissant – qui aurait pu se contenter d’une chiquenaude pour créer le monde — aurait eu besoin de six jours (humains!) pour être complet, c’est d’une puissance symbolique exceptionnelle. En fait, le texte de base de la théorie de l’évolution, c’est la Genèse! Mais la Genèse n’est pas un récit scientifique et le faire croire est assurément une sorte de tromperie.

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La Compagnie de la Marelle rend son humanité à Paul

MarelleAutoritaire, misogyne et compliqué, Paul? Le nouveau spectacle de la Compagnie de la Marelle qui vient de débuter sa tournée présente plutôt un Paul passionné, blessé et toujours attaché au bien des jeunes communautés chrétiennes.

Joël Burri pour Protestinfo

Femme d’affaires dynamique et bonne vivante, Lydie déboule dans l’univers de Paul alors en pleine rédaction d’une délicate épitre aux chrétiens de Corinthe. Telle est la trame de «Lydie, Tim, Paul et les autres», le nouveau spectacle de la Compagnie de la Marelle dont la tournée vient de débuter.

Le professeur honoraire de Nouveau Testament de l’Université de Lausanne, Daniel Marguerat, présenté sur l’affiche comme coauteur de cette pièce explique: «L’auteur du texte est Jean Naguel. Cette histoire est le fruit de longues discussions entre nous.» Cette œuvre de fiction est en fait parfaitement ancrée dans ce que la recherche permet de dire de la façon de travailler de Paul. «Pour avoir lu et relu le texte de Jean Naguel, je peux dire qu’à part quelques anachronismes voulus, tels que les hauts talons portés par Lydie, ce qui est dit de la manière dont Paul écrit et de ses liens avec ses collaborateurs est tout à fait sérieux.» Paul, en effet, n’écrivait pas seul ses textes, ils étaient longuement débattus avant d’être rédigés.

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Francine Carrillo : « Ma préoccupation n’est pas d’écrire comme une femme, mais d’écrire vrai »

Carrillo«Pour une spiritualité de l’insurrection », c’est le dernier ouvrage publié de Francine Carrillo, un petit livre immense sur la femme samaritaine de l’Evangile de Jean. Elle a accepté d’en donner une lecture dans une minuscule librairie de Morges.

Emmanuel Rolland pour La Vie Protestante de Genève

« J’aime aller dans ce genre de lieux », explique Francine Carrillo dont le dernier domicile professionnel connu était le temple de Saint-Gervais à Genève. De livres en articles et en conférences, elle tisse patiemment son grand oeuvre : « Sortir d’une langue cryptée, qui ferme l’oreille de l’autre plutôt que de l’ouvrir », dit-elle.

Qu’est-ce qui vous a inspirée chez la femme samaritaine ?
Un geste très concret : son seau qu’elle laisse au bord du puits, signe qu’elle découvre une autre manière de puiser du sens dans sa vie. Elle découvre que tout est déjà là, déjà donné, dans un espace en elle-même qu’elle n’avait pas soupçonné. Cette découverte est au coeur de l’Evangile : Va, puise dans les ressources qui t’habitent. Le Christ lui révèle qu’elle n’a pas besoin de compter sur les autres pour donner du sens à sa vie.

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Une vision de l’homme des plus risquées

dembinskyTous les totalitarismes du XXe siècle ont tenté de façonner l’homme en fonction de leurs besoins idéologiques 

Paul H. Dembinski pour Bonne Nouvelle

Qu’il s’agisse du communisme soviétique avec l’individu fondu dans la masse, du nazisme avec la race suprême, du communisme chinois avec ses camps de rééducation – toutes ces tentatives ont cherché à maîtriser l’anthropologie. Et ils ont tous échoué exactement pour cette même raison – la résistance de ce qu’il y a de plus fondamental dans l’homme. La Déclaration universelle des droits de l’homme est venue dès la fin de la guerre rappeler la conviction que tout homme est un être unique et que, de ce fait, il a des droits imprescriptibles et inaliénables. Ce document réaffirme – sans utiliser le terme – le mystère de la personne humaine. Quand le psalmiste interroge le Créateur sur la nature de l’homme en demandant : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? » (Psaume 8), il reconnaît implicitement que la réponse à cette question se trouve, en dernière analyse, en dehors de l’homme lui-même. A l’époque actuelle, face aux possibilités techniques de manipulation libératrice ou asservissante sans précédent, la question du palmiste prend une actualité nouvelle.

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