La Compagnie de la Marelle rend son humanité à Paul

MarelleAutoritaire, misogyne et compliqué, Paul? Le nouveau spectacle de la Compagnie de la Marelle qui vient de débuter sa tournée présente plutôt un Paul passionné, blessé et toujours attaché au bien des jeunes communautés chrétiennes.

Joël Burri pour Protestinfo

Femme d’affaires dynamique et bonne vivante, Lydie déboule dans l’univers de Paul alors en pleine rédaction d’une délicate épitre aux chrétiens de Corinthe. Telle est la trame de «Lydie, Tim, Paul et les autres», le nouveau spectacle de la Compagnie de la Marelle dont la tournée vient de débuter.

Le professeur honoraire de Nouveau Testament de l’Université de Lausanne, Daniel Marguerat, présenté sur l’affiche comme coauteur de cette pièce explique: «L’auteur du texte est Jean Naguel. Cette histoire est le fruit de longues discussions entre nous.» Cette œuvre de fiction est en fait parfaitement ancrée dans ce que la recherche permet de dire de la façon de travailler de Paul. «Pour avoir lu et relu le texte de Jean Naguel, je peux dire qu’à part quelques anachronismes voulus, tels que les hauts talons portés par Lydie, ce qui est dit de la manière dont Paul écrit et de ses liens avec ses collaborateurs est tout à fait sérieux.» Paul, en effet, n’écrivait pas seul ses textes, ils étaient longuement débattus avant d’être rédigés.

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Francine Carrillo : « Ma préoccupation n’est pas d’écrire comme une femme, mais d’écrire vrai »

Carrillo«Pour une spiritualité de l’insurrection », c’est le dernier ouvrage publié de Francine Carrillo, un petit livre immense sur la femme samaritaine de l’Evangile de Jean. Elle a accepté d’en donner une lecture dans une minuscule librairie de Morges.

Emmanuel Rolland pour La Vie Protestante de Genève

« J’aime aller dans ce genre de lieux », explique Francine Carrillo dont le dernier domicile professionnel connu était le temple de Saint-Gervais à Genève. De livres en articles et en conférences, elle tisse patiemment son grand oeuvre : « Sortir d’une langue cryptée, qui ferme l’oreille de l’autre plutôt que de l’ouvrir », dit-elle.

Qu’est-ce qui vous a inspirée chez la femme samaritaine ?
Un geste très concret : son seau qu’elle laisse au bord du puits, signe qu’elle découvre une autre manière de puiser du sens dans sa vie. Elle découvre que tout est déjà là, déjà donné, dans un espace en elle-même qu’elle n’avait pas soupçonné. Cette découverte est au coeur de l’Evangile : Va, puise dans les ressources qui t’habitent. Le Christ lui révèle qu’elle n’a pas besoin de compter sur les autres pour donner du sens à sa vie.

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Une vision de l’homme des plus risquées

dembinskyTous les totalitarismes du XXe siècle ont tenté de façonner l’homme en fonction de leurs besoins idéologiques 

Paul H. Dembinski pour Bonne Nouvelle

Qu’il s’agisse du communisme soviétique avec l’individu fondu dans la masse, du nazisme avec la race suprême, du communisme chinois avec ses camps de rééducation – toutes ces tentatives ont cherché à maîtriser l’anthropologie. Et ils ont tous échoué exactement pour cette même raison – la résistance de ce qu’il y a de plus fondamental dans l’homme. La Déclaration universelle des droits de l’homme est venue dès la fin de la guerre rappeler la conviction que tout homme est un être unique et que, de ce fait, il a des droits imprescriptibles et inaliénables. Ce document réaffirme – sans utiliser le terme – le mystère de la personne humaine. Quand le psalmiste interroge le Créateur sur la nature de l’homme en demandant : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? » (Psaume 8), il reconnaît implicitement que la réponse à cette question se trouve, en dernière analyse, en dehors de l’homme lui-même. A l’époque actuelle, face aux possibilités techniques de manipulation libératrice ou asservissante sans précédent, la question du palmiste prend une actualité nouvelle.

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« Inventer Dieu, une formule choc qui dit quelque chose »

Capture d’écran 2014-10-07 à 12.21.37Professeur à l’Université de Lausanne et au Collège de France, le théologien Thomas Römer vient de publier deux livres retentissants : « L’invention de Dieu » et « La Bible quelles histoires ! » Il nous entraîne dans le domaine fascinant des sciences bibliques

Joël Burri pour Protestinfo et Bonne Nouvelle

Vos livres témoignent de l’importance que vous accordez à partager l’état de la recherche en Ancien Testament. A quel public vous adressez-vous ? 

Thomas Römer : L’idée, surtout pour « L’invention de Dieu », c’est que cela sorte un peu des réseaux Eglises-paroisses-groupes bibliques. Les éditions du Seuil ne s’adressent pas tellement à ce public-là. Ce livre est écrit à l’intention de personnes qui ont quand même quelques idées à la fois sur l’histoire, sur la culture et la civilisation. Un public cultivé : des gens qui s’intéressent aux origines du christianisme, du judaïsme et aussi de l’islam d’une certaine manière. « La Bible quelles histoires ! » vise davantage un public traditionnel qui manifeste un intérêt pour les origines de la Bible.

Quelle place laissez-vous à la foi, après avoir mené l’enquête de « L’invention de Dieu » ? 
Ce n’est pas à moi de répondre à cela. On me dit souvent : « Vous allez détruire la foi des gens. » Ce n’est pas du tout mon but. Après, c’est une question que chacun doit se poser pour lui-même : est-ce que, pour lui, les textes bibliques sont seulement des textes qui ont vu le jour à un moment historique précis et qui ont influencé l’histoire et la civilisation occidentale ? Ou alors, est-ce que ces textes et leur influence dans les synagogues, églises et mosquées ont quelque chose à dire qui dépasse le seul contexte historique ? Ce n’est pas à moi de donner la réponse, la foi est une question personnelle. Pour moi, la foi ne s’apprend pas, elle ne s’inculque pas et je suis opposé à toute forme de zèle missionnaire. On peut expliquer ce que cela veut dire aujourd’hui d’être chrétien, juif ou musulman, mais après, à la question de la foi, c’est à chacun de trouver sa réponse.

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Djihadistes suisses, des combattants recrutés par internet

DjihadistesLes autorités suisses considèrent que les risques d’une attaque djihadistes contre notre pays sont faibles et que les activités de l’Etat islamique s’y résument à enrôler des combattants par internet et à lancer des attaques informatiques contre les banques pour financer leurs activités. 

Pamela Taylor, Le News et Protestinfo

Les djihadistes suisses représentent-ils un danger? Le silence des musulmans modérés de Suisse a été rompu il y a une dizaine de jours après l’arrestation au Kosovo de deux imams qui avaient séjourné en Suisse pour recruter des combattants pour la Syrie et l’Irak. Quatre jours après, le Centre islamique albanais de Lausanne dénonçait ceux qu’il qualifiait «de laveurs de cerveaux» dont les actions «qui choquent le monde entier de jour en jour, n’ont rien à voir avec l’Islam et ses vrais principes sains.»

L’une des personnes interpellées est l’imam de la grande mosquée de Pristina, Shefqet Krasniqi, qui voyageait en Suisse grâce à un visa Schengen. La police a trouvé une somme considérable en francs suisses lorsqu’ils ont fouillé son domicile, selon Albinfo.ch, un site web pour les albanophones basé à Lausanne. Le Suisse converti à l’islam Nicolas Blancho, connu pour ses positions radicales avait invité Krasniqi pour parler dans les mosquées locales.

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Pour aller plus loin, écouter  A vue d’esprit,  une série d’émission intitulée  Djihad proposée par RTSreligion sur Espace 2

 

Jean-Daniel Macchi: «Nous assumerons nos responsabilités en ce qui concerne la théologie pratique»

MacchiA l’occasion de la rentrée académique, Protestinfo a sollicité un interview de chacun des doyens des facultés romandes de théologie protestante. Le professeur d’Ancien Testament, Jean-Daniel Macchi, entame sa deuxième année comme doyen de la Faculté de théologie de Genève. Il nous a accueillis pour parler de l’avenir de la théologie en Suisse romande.

 Joël Burri et Elisabeth Schenker pour Protestinfo

Dans les milieux ecclésiaux, l’inquiétude est palpable depuis l’annonce de la fermeture de la Faculté de théologie de Neuchâtel. Où va se faire l’enseignement de la théologie pratique et que va devenir la Faculté de Genève?

En ce qui concerne la Faculté de Genève, je pense qu’on peut dire que la situation est bonne et que l’équipe professorale est dynamique. La fermeture annoncée de la faculté de Neuchâtel génère cependant une situation compliquée, puisque dans le cadre des accords qui liaient les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, c’est uniquement là-bas qu’était enseignée la théologie pratique.

La théologie pratique, il faut le rappeler, est une discipline qui réfléchit de manière théorique au contenu et au sens des pratiques ecclésiales. Cette discipline permet aussi aux étudiants qui se destinent à des métiers ecclésiaux d’acquérir toute une série de compétences pratiques. Cela dit, la formation des futurs pasteurs, des aumôniers, des formateurs d’adultes ne se fait pas seulement à l’Université puisqu’une période de stages intervient après la formation académique. Ces stages sont pilotés par les futurs employeurs.

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Didier Halter: «Peut-être que l’existence d’un pôle de formation pastorale romand va faire prendre conscience de la profonde unité des Eglises romandes»

Didier HalterAprès leur master en théologie, les futurs pasteurs doivent suivre une formation professionnelle qui dépend des Eglises. Désormais, les cantons ont uni leurs forces et la prochaine volée de pasteurs en mars prochain, suivra un cursus entièrement géré au plan romand. Jusqu’ici, l’Office protestant de la formation dispensait une série de cours qui s’intégraient dans les différents plans de formations des Eglises cantonales. Le point avec Didier Halter, directeur de cet office.

 Joël Burri pour Protestinfo

Didier Halter, la formation professionnelle des pasteurs des Eglises réformées est désormais unique pour toute la Suisse romande. Qu’est-ce que cela change?

Les changements sont de trois ordres. D’abord, il y a une véritable «romandisation» de la formation. Cela signifie concrètement que l’acceptation en formation, son suivi et sa validation finale seront faits selon des procédures et des critères romands. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’était pas encore le cas. Jusqu’à présent, à l’Office protestant de formation (OPF) nous pouvions avoir dans une même volée des gens qui avaient été acceptés et qui seront suivis et validés selon des critères variables d’un canton à l’autre, ce qui pose un certain nombre de problèmes en termes pédagogiques et de motivation. On pouvait ainsi avoir le cas de personnes qui étaient acceptées par une Eglise, refusées par une autre et se retrouvaient ensemble en formation.

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