De l’abstinence à l’abondance: le Jeûne fédéral reste une fête qui symbolise le rassemblement

jeuneQue reste-t-il du Jeûne fédéral? La tarte aux pruneaux? Il y a presque un siècle, on s’émouvait de ce que cette fête perde son sens…

Elisabeth Schenker pour Protestinfo

En 1919 déjà, la presse s’étonnait qu’il ne reste rien des traditions d’hier. Ainsi le «Conteur vaudois» nous raconte que le jour du Jeûne fédéral, en 1843, pour pouvoir avoir une place assise au temple, «il fallait y pénétrer longtemps avant la sonnerie».

La fermeture de tous les établissements de la ville, ordonnée par loi cantonale, était effective dès le samedi 15 heures jusqu’au lundi matin.

A Morges, toujours selon ce journal d’archive, la cérémonie du dimanche, qui commençait dès huit heures, se déroulait en plusieurs temps: lecture de la Bible, sermon du pasteur («assez… long» souligne le chroniqueur), psaumes chantés, puis discours des magistrats de la ville. Après une dernière lecture de la Bible, donnée par l’instituteur et «une suite de prières», chacun pouvait rentrer chez soi, et déguster «le ou les gâteaux aux pruneaux». Il était seize heures sonnées…

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Vatican: la tentation de la guerre

VaticanLe 19 août, le pape François justifiait une intervention armée en Irak pour « arrêter » les djihadistes. Alors qu’il s’était opposé, il y a une année, au recours à la force en Syrie. Depuis, d’autres responsables de l’Eglise catholique ont renchéri publiquement.

Faut pas croire RTSreligion RTSun

Comment comprendre ce changement de politique? Est-il pour le Vatican moralement plus légitime de soutenir une action armée lorsqu’il s’agit de venir en aide aux chrétiens? Alors que la presse révélait que des miliciens chrétiens suisses se battaient en Irak, les prises de position du Vatican ne risquent-elles pas de faire glisser le conflit en guerre de religions?

Aline Bachofner reçoit Suzette Sandoz, ancienne conseillère nationale libérale, professeure honoraire de droit à l’Université de Lausanne, Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève Fribourg, et Carla Khijoyan du Bureau du Moyen-Orient du Conseil œcuménique des Eglises (COE)..

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Une production RTS Religion - Medias pro - CCRT

Le revers du djihad

DjiadIls sont jeunes et se convertissent à l’islam radical. Le conflit syrien révèle l’engagement de jeunes Suisses, Belges ou Français dans le djihad. Une affaire de foi? Quelque 700 Français se battent toujours en Syrie, comme de trois à quatre cents Belges et une quinzaine de Suisses. Qu’est-ce qui se cache derrière leur engagement? Et que faire d’eux une fois qu’ils rentrent?

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Le djihad est sous les feux de l’actualité et concerne nos pays de très près. C’est notamment le cas après l’attentat du Musée juif de Bruxelles, le 24 mai 2014. Le criminel présumé, Mehdi Nemmouche, est un musulman radical français qui a combattu précédemment en Syrie.

Le djihad signifie faire un effort sur soi pour atteindre un perfectionnement moral ou religieux. Mais il désigne aussi l’action armée pour défendre et étendre l’islam. C’est cette deuxième définition qui séduit les djihadistes armés, dont toujours plus de jeunes Européens.

Parmi ces derniers, plusieurs sont morts en Syrie, comme Nicolas Bons, un Français, dont la mère, à Toulouse, a créé une association et un site internet. Son but: venir en aide à toutes les personnes dont les proches ont été recrutés par des groupes extrémistes.

Face au phénomène qui déroute les autorités des pays européens, « A vue d’esprit » interroge les motivations et l’enrôlement de ces jeunes.

Le spécialiste des droits arabes Sami Aldeeb explique ce que peut signifier le djihad aujourd’hui et comment le mouvement recrute.

Professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève, Michel Grandjean revient sur la signification de la “guerre sainte” dans la religion chrétienne.  Le journaliste Xavier Colin évoque enfin les ramifications et l’évolution récente du phénomène djihadiste.

Une série proposée par Gabrielle Desarzens

A écouter sur  A vue d’esprit RTSreligion Espace 2 

Et l’homme créa le Dieu unique

MonothéismeLe Dieu d’Abraham auquel se réfèrent les traditions juives, chrétiennes et musulmanes n’a pas été unique depuis toujours, selon les recherches historiographiques. Spécialiste mondialement reconnu, Thomas Römer explique comment la Bible témoigne elle-même de ses racines polythéistes.

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Envisager que le Dieu unique soit une « construction » humaine, c’est d’une part ouvrir un dossier historique, archéologique et exégétique passionnant, et c’est d’autre part s’engager sur un terrain parfois délicat du point de vue des croyants.

Pour autant, revenir sur l’histoire de l’unicité de Dieu, ce n’est de loin pas une démarche de désacralisation, c’est au contraire une manière de repenser la place de l’homme devant l’absolu. Et cela révèle que le monothéisme n’est pas si facile à penser.

Et pour un théologien, traiter de la question de l’apparition du Dieu unique, c’est une entreprise à la fois logique et engageante. Professeur d’Ancien Testament à l’Université de Lausanne et Professeur de Milieux bibliques au Collège de France, Thomas Römer est rompu à cet exercice. Il a publié « L’invention du Dieu unique » aux Éditions du Seuil en 2014, sorte de synthèse de ses recherches, à destination d’un large public.

En répondant toute cette semaine aux questions de Jacques Mouriquand, il permet d’ouvrir plus loin l’interrogation fascinante de ce lien entre Dieu et les hommes. Car dans la tradition chrétienne, quand les croyants disent « Notre-Père », combien d’entre eux savent que Dieu n’a pas toujours été unique? Et s’en référer à un Dieu unique, cela le rend-il plus facile d’accès?

Une série proposée par Jacques Mouriquand.

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Comment faire face au deuil périnatal?

deuilMère de six enfants, dont trois sont morts en milieu de grossesse, Sophie Helmlinger raconte comment elle a vécu la perte de ses bébés «même pas nés» dans «Une terrible épreuve», publié à la fin du mois d’août. Cette psychothérapeute, engagée dans l’Eglise protestante unie de France, livre un témoignage poignant entre colère, désespoir et sérénité retrouvée.

Par Laurence Villoz pour Protestinfo

«Où étaient-ils? Ce n’était même plus un désir d’enfant qui m’animait, c’était une béance qui ne se refermait pas, un champ de bataille nettoyé de ses morts, qui gardait leur empreinte, un territoire de guerre complètement ravagé, un champ de désolation où seul le silence peut s’exprimer», écrit Sophie Helmlinger, dans son livre Une terrible épreuve, publié à la fin du mois d’août. Cette psychothérapeute a perdu consécutivement trois enfants au milieu de sa grossesse à cause d’une béance du col de l’utérus. A chaque nouvelle épreuve, elle a réussi à briser un peu plus les tabous et donner une place à ses «bébés morts», non seulement en leur donnant un nom, mais en leur disant adieu.

En 1994, la perte de Rachel, a été entourée de silence, sa mère n’a même pas pu voir son corps. «J’ai calqué ma peine sur le silence et le tabou qui régnaient autour de moi, ce silence qui avait commencé avec celui du personnel de la maternité». Trois ans plus tard, le personnel hospitalier propose aux parents de voir Paul. «Nous avons donc vu notre petit garçon, […], d’autres l’avaient vu aussi, il existait bien et comme j’en avais accouché, je devais bien être sa mère».

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Bienvenue aux nouveaux ministres de l’Eglise réformée vaudoise

Six pasteurs et deux diacres font leur entrée dans L’Eglise réformée vaudoise. Consacrés à la cathédrale de Lausanne le 6 septembre, ils parlent de leur engagement

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La consécration, dernière étape d’un cheminement spirituel

consécrationPas moins de six pasteurs, dont le nouveau modérateur, seront consacrés, dimanche 28 septembre, à Saint-Pierre. Une preuve de confiance dans l’avenir… et l’occasion pour l’Eglise d’annoncer la création d’un fonds spécial pour pouvoir assurer la formation de futurs ministres malgré ses restrictions budgétaires.

 

Anne Kaufmann pour La Vie protestante de Genève

Pour les pasteurs qui se préparent actuellement à la cérémonie de fin septembre, l’été 2014 aura marqué la dernière étape d’un long chemin. La majorité d’entre eux, en effet, s’y sont engagés depuis plus d’un an et demi. Entretiens avec la Commission des ministères, rédaction de documents (curriculum vitae, parcours de vie spirituelle, confession de foi), retraite, méditations communes, passage devant le Consistoire… A Genève, la consécration n’a rien d’une formalité ! D’autant plus qu’au bout du lac, ce rite qui exprime publiquement la reconnaissance par la communauté ecclésiale d’une vocation ressentie intérieurement par le ou la candidat(e) n’est pas exigé pour assumer une charge de pasteur. Une particularité dans le monde protestant, mais Calvin n’y est pour rien. « Cette exception remonte à la fin des années 1960 », rappelle le pasteur Albert-Luc de Haller qui fut responsable des ministères et des stages de l’Eglise protestante genevoise (EPG) pendant dix ans, puis modérateur. L’époque est riche de remises en cause et de bouleversements, y compris au sein des Eglises.

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