L’art d’accompagner la fin de vie

Fin de vieDepuis trois ans, tous les étudiants en médecin de l’Université de Munich sont formés à l’accompagnement spirituel dans le cadre des cours en soins palliatifs. Une expérience pionnière mise sur pied par le Dr Gian Domenico Borasio, désormais chef du Service des soins palliatifs du CHUV, qui pourrait faire école en Suisse. Tour d’horizon.

Aline Bachofner pour Protestinfo et La Vie protestante de Genève

«Mourir», c’est le sobre titre de l’ouvrage du Dr Gian Domenico Borasio, paru le 24 avril dernier. Dans ce petit condensé de 160 pages, le neurologue italien aborde tous les points essentiels des soins palliatifs aussi bien bien sur le plan physique, psychique que spirituel. Aujourd’hui, chef du Service des soins palliatifs du CHUV, il a occupé la chaire de médecine palliative de l’Université de Munich de 2006 à 2011. Il y a créé un centre interdisciplinaire pour la médecine palliative en s’associant les compétences de professeurs en assistance sociale et en assistance spirituelle (Spiritual care)… Une petite révolution dans le monde très cloisonné de la médecine académique.

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Les flous du Net

gpsNous vivons un changement de culture initié il y a longtemps par la radio et la TV, mais entré aujourd’hui dans une phase aiguë avec la numérisation et le Web. Les Eglises réformées sont actives dans ce domaine. Avec des possibles fascinants et des risques réels, cachés derrière une vitrine séduisante, parce que porteuse de certaines valeurs protestantes et de nos idéaux de progrès. Comment grandir dans la culture numérique, sans être désintégrés, éparpillés par son foisonnement ou simplement fascinés par sa puissance?

Michel Kocher pour La VP Berne- Jura- Neuchâtel

Internet reprend à son compte des éléments fondamentaux de nos idéaux démocratiques européens et de nos valeurs ecclésiales réformées, mais dans un cadre différent qu’il convient de comprendre. L’une de ces valeurs est l’accès de tous à l’éducation, à la connaissance. C’est l’entrée dans le monde de l’interactivité numérique, l’accès aux logiciels et aux bases de données. Tout le monde peut se créer un compte, accéder à Wikipédia, pour autant évidemment qu’il soit connecté, formé et ait du temps. Et ce ne sont pas de minces conditions au demeurant. La fracture numérique est bien là. Mais dans quelques années, via la 4G, des millions d’Africains et de Latinos pourront se connecter et interagir. 


Si les réseaux sociaux ont contribué aux révolutions arabes, le partage du pouvoir n’est pas allé aussi vite que le partage des courriels et SMS. Qu’aurons-nous à proposer aux jeunes des mégapoles de Mexico, de Lagos ou de Bombay? Car c’est bien le défi. Comment pourront-ils interagir dans le virtuel pour construire le monde réel? Friand d’informatique et placé devant le défi d’être témoins dans une société d’un milliard de personnes, le Conseil des Eglises d’Inde est entré en contact avec Médias-pro pour créer un partenariat autour du logiciel OikoumeneGPS (voir ci-dessus) présenté l’an dernier en Corée du Sud lors de la dernière assemblée du Conseil œcuménique. L’objectif est celui d’adapter ce programme à un contexte indien.

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La procréation médicalement assistée défie les lois de la parentalité et de la filiation

BuffatCorine me consulte catastrophée : elle a donné naissance il y a un an à un petit garçon, après avoir eu recours à un don d’ovule en Espagne. Elle a beaucoup de peine à se sentir mère de cet enfant, qui a pourtant été conçu avec le sperme de son mari…

Juliette Buffat pour La Vie Protestante de Genève

Je connais Corine depuis des années et l’ai suivie pour des troubles anxieux. Elle rêvait de trouver un mari et de fonder une famille, ce qu’elle a privilégié au détriment de sa carrière professionnelle. Elle a déjà une petite fille de cinq ans, dont elle s’occupe à plein temps avec bonheur. Comme nombre de femmes d’aujourd’hui, elle a dépassé les 35 ans quand elle essaie de faire un deuxième enfant. La fatalité l’a rendue stérile et sa réserve d’ovules est épuisée.

Don d’ovule ou mère porteuse ?

Grâce aux fabuleux progrès des méthodes de procréation médicalement assistée, son médecin, spécialiste de la reproduction, lui propose un don d’ovule pour faire ce deuxième enfant tant désiré. La technique est coûteuse, mais son mari a les moyens de la lui offrir et elle se retrouve enceinte au second essai.

La grossesse se passe physiquement bien, mais psychologiquement elle a de la peine à investir cet enfant qui n’est pas vraiment d’elle. Corine  se vit comme une « mère porteuse ». Depuis la naissance de ce fils qui a ravi son époux en lui offrant le descendant mâle dont il rêvait, elle se sent en porte-à-faux. Corine voit bien qu’elle a de la peine à aimer cet enfant comme s’il était le sien.

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« Le football, une bonne école de vie »

DebonnaireA la veille du Mondial de football, le coup d’œil d’Yves Débonnaire, 57 ans, sélectionneur de l’équipe suisse des moins de 17 ans et consultant à la RTS

Vincent Volet pour Bonne Nouvelle

A la veille du Mondial de football, le coup d’œil d’Yves Débonnaire, 57 ans, sélectionneur de l’équipe suisse des moins de 17 ans et consultant à la RTS

Le monde va s’enflammer une nouvelle fois pour la Coupe du monde de football qui commence dans quelques jours au Brésil. Qu’en attendez-vous ?
Yves Débonnaire : D’abord que ce soit véritablement une fête. Le spectacle est beau lorsqu’il y a de belles actions, une certaine folie dans le match et dans le stade. On peut s’émerveiller et partager de bons moments entre amis, quand quelque chose d’exceptionnel se passe sur le terrain : un goal extraordinaire, un joueur qui dribble, de beaux gestes techniques… C’est cela qui donne du plaisir et de la joie. Il faut des artistes sur le terrain. Espérons qu’il en sera ainsi.

Vous entraînez l’équipe des jeunes au niveau suisse. Quelle est leur motivation ?
Quand un jeune arrive dans une équipe nationale, il vise à réussir dans ce sport. Avoir la possibilité de jouer dans une équipe de haut niveau, étrangère ou ici en Suisse. Et avec ça de bénéficier de conditions matérielles intéressantes. Mais cette élite ne représente qu’une toute petite partie des 250 000 jeunes qui jouent. Ceux-ci ne veulent pas faire carrière. Ils sont là pour le plaisir de jouer des matches le week-end avec des copains. Pour moi, cela compte autant, c’est l’essence même du jeu

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Lumière dans la Nuit des églises

Nuit de Eglises

Lausanne et environ

Nuit des Eglises, le 24 mai 2014

Témoignages, spectacles, musique et méditations au programme de cette nouvelle Nuit des églises. Trente lieux de culte de Lausanne et environs vous ouvrent leurs portes samedi 24 mai, pour que « la lumière soit fête ». Découvrez nos choix

Bonne Nouvelle

Mémoires juives

EttyEtty Hillesum, jeune femme juive, est décédée dans le camp de concentration d’Auschwitz. Elle laisse un journal intime. Cent ans après sa naissance, deux comédiens et un flûtiste vous plongent dans « Une vie bouleversée ». Un spectacle méditatif en sept stations pour donner vie à un cheminement spirituel, avec la comédienne Anouk Juriens.

  • L’esprit sainf, pl. Saint-François, Lausanne. A 20 h, 20 h 45, 21 h 30, 22 h 15 et 23 h.

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Simone Weil : Entre révolution et attente de Dieu

S.WeilPasseport
Née à Paris en 1909. A 22 ans, au terme de ses études de philosophie (rencontre marquante avec le philosophe Alain), elle est reçue à l’agrégation. Commence alors une existence de professeur doublée d’un militantisme d’extrême-gauche. Elle vit une expérience religieuse intense dans les dernières années de son existence. Minée à la fois par une santé fragile (elle est affectée dès 23 ans de graves migraines) et la fatigue du rythme de vie qu’elle s’impose, elle meurt de tuberculose et d’inanition le 23 août 1943, à 34 ans.

Ghislain Waterlot pour La Vie protestante de Genève

Ses grands engagements
Elle demande en 1935 un congé de l’enseignement pour vivre une expérience d’immersion en usine. Ouvrière dans différentes firmes de mécanique, elle atteint les limites de l’épuisement et doit renoncer, après neuf mois, à continuer. Après un peu de repos, elle s’engage dans la guerre d’Espagne où elle se blesse accidentellement. Une expérience mystique commence en 1938 et s’approfondit les années suivantes. La question se pose d’une conversion au catholicisme – qui n’aura pas lieu. En 1940, elle doit fuir Paris avec sa famille. En 1943, elle est en Angleterre avec le projet d’être parachutée en France pour une mission dans la résistance active. On la lui refuse.

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Blaise Menu : vibrion de la Fusterie et bâtisseur spirituel

MenuL’animateur pressé et médiatique de l’Espace Fusterie, motard,amateur de BD, grand amateur de littérature cache de multiples talents. Il est également un théologien sensible au rite, un exégète exigeant et un humoriste de Dieu.

Jacques Poget pour La Vie protestante de Genève

La rédactrice en chef de La Vie protestante a travaillé avec lui, elle avait donné des infos. Cheveux en bataille, chemise violette, toujours pressé, Blaise Menu travaille la nuit. Perfectionniste, peu enclin à déléguer, doué pour le graphisme et le chant, l’animation et le bricolage, il se voue à l’Espace Fusterie. Son « air coquin et rieur » le rend sympathique aux femmes, qui aiment travailler avec lui, car « il a un coeur tout à fait tendre et à l’écoute, et sait se rendre disponible si nécessaire ».

Y aurait-il deux Blaise Menu ? Cheveu court et discipliné, chemise sobre, calme, posé, sérieux, il se concentre, pèse ses réponses au questionnaire de Proust, élabore son propos sans un coup d’œil à sa montre. Mais l’œil est vif comme la repartie, le trait incisif, la parole nette, loin du « ton pasteur ». Blaise Menu s’amuse de son image. Motard ? Uniquement en ville, en attendant un vélo électrique. Il sourit d’avoir troqué sa Honda Dominator pour une Transalp au nom moins compromettant.Ironie ? Non, si elle est dépréciative, oui lorsqu’elle permet la distance avec soi-même. Ne jamais se prendre au sérieux ! Même s’il prend son métier très au sérieux.

Il s’explique : Jésus pratiquait souvent un « humour de charpentier » dans sa manière décalée de dire ses vérités. Exemple ? L’apostrophe aux Pharisiens hypocrites qui filtrent les moustiques en servant le vin, mais avalent le chameau. L’humour du Christ, « un levier, une autre manière de dire la Grâce – la part souriante de Dieu. Un outil pour la prédication ».
Car, quelque atypique qu’on croie Blaise Menu, la cheville ouvrière de l’Espace Fusterie ne se conçoit qu’en ministre de l’Eglise genevoise – il vient d’accepter la vice-présidence de la Compagnie des pasteurs et des diacres. Il est à mi-temps en paroisse, à Troinex-Veyrier, et y tient beaucoup. Et également à mi-temps pilier de la Fusterie, avec sa collègue Marie Cénec.

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