La prière, force de cohésion et de croissance

Force de la cohésion. Mais à quels ministres appartiennent ces mains?! Réponse dans la prochaine une régionale! / © Véronique Monnard
i
Force de la cohésion. Mais à quels ministres appartiennent ces mains?! Réponse dans la prochaine une régionale!
© Véronique Monnard

La prière, force de cohésion et de croissance

Véronique Monnard
29 juin 2023
Profitons de l’accalmie estivale pour nous connecter plus profondément à la vie.

Ne dit-on pas des enfants qu’ils grandissent pendant qu’ils dorment? N’a- t-on pas observé plus d’une fois que les vacances profitent à leur croissance, et sur plusieurs plans d’ailleurs? Pour les adultes, la période estivale a aussi son lot de bénéfices permettant de reprendre souffle et de retrouver de nouvelles forces. Et qu’en est-il de l’Eglise? A quel moment fait-elle sa poussée de croissance? Profite-t-elle de l’été pour récupérer et recevoir un nouvel élan pour la suite?

La question peut paraître provocatrice et humoristique. Cependant, la saison creuse – s’il en est une – pourrait être pour nous l’occasion de revisiter le sabbat. L’été nous pousse naturellement à lâcher la bride et à prendre plus de temps pour les relations ; la détente et les soirées entre amis s’invitent joyeusement dans nos semaines; avoir du temps pour soi ou pour ne rien faire est un régal inégalé. Alors, comment pourrions-nous, en Eglise, profiter de ce repos saisonnier pour goûter à un véritable temps sabbatique? Que pourrions-nous vivre dans nos communautés et qui ne soit pas une activité supplémentaire mais un recentrement sur l’essentiel et la gratuité, une occasion d’expérimenter la gratitude et la convivialité?

Le quatrième commandement met au centre la relation, à Dieu, à soi et aux autres, ainsi qu’à la création. C’est le temps du recul et du retrait. Grâce à la prière, on peut le vivre chacune et chacun pour soi; on peut aussi le vivre ensemble, sans être pour autant rassemblés en un même lieu. Lorsque nous prions, nous sommes poussés à éprouver nos relations et en particulier celles qui sont compliquées ou en rupture (lire Matthieu 5, 23-24). Ainsi, dans cette prise de recul, la prière permet non seulement de maintenir une communion invisible entre nous mais encore d’assainir des relations en souffrance. Et si la croissance de l’Eglise se mesurait non pas tant en termes de nouveaux «membres» et d’activités à succès mais dans la vitalité du lien de toutes ses parties avec le Christ et dans la qualité de la cohésion entre les personnes qui s’y rattachent, de près comme de loin? «[Confessant la vérité dans l’amour], nous grandirons à tous égards vers celui qui est la tête, Christ. Et c’est de lui que le corps tout entier, coordonné et bien uni grâce à toutes les articulations qui le desservent, selon une activité répartie à la mesure de chacun, réalise sa propre croissance pour se construire lui-même dans l’amour» (Éphésiens 4, 15-16).

La communion fraternelle au sein du corps du Christ est une grâce qui se reçoit toujours à nouveau, mais aussi un ouvrage à remettre continuellement sur le métier. Cette communion se tisse au gré de nos activités comme de nos temps d’arrêt. L’été permettrait-il une autre façon d’être en lien, plus intériorisée, plus dépendante de l’Esprit qui nous unit? Lors de notre prochaine journée d’Eglise, la prière et la communion seront à l’honneur samedi 2 septembre, journée qui s’achèvera par le culte synodal (lire en encadré).

Journée d’Eglise autour de la prière

Vous qui priez pour l’Eglise, votre entourage, le monde... Vous qui tissez des liens invisibles, venez savourer un moment de cohésion et d’encouragement autour de la Parole du Christ.

Rendez-vous samedi 2 septembre, à 14h, à la cathédrale de Lausanne, pour un temps méditatif autour du Notre Père conduit par Jean Zumstein, suivi d’un partage en petits groupes. Sont invités toute personne intéressée, les groupes de maison, de prière, les petites communautés. L’intention est également de tisser des liens et de passer un moment convivial autour d’un goûter avant le culte synodal de 17h.