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La crise sanitaire que nous traversons actuellement s’apparente à une traversée du désert. Elle ouvre à la question du manque. L’expérience des groupes de jeûneurs vient éclairer cette thématique: le manque permet de s’ouvrir davantage à la présence de Dieu et au discernement de ses bénédictions pour nos vies. A l’image du Christ qui s’est dépouillé, ce dépouillement forcé ouvre à une plus grande simplicité de vie, qui offre un surcroît de sens. Face au manque, le miracle du Dieu berger qui pourvoit nous invite à la confiance: Le Seigneur est notre berger, nous ne manquerons rien.
Les épreuves et les sacrifices nous sont inacceptables, encore plus quand ils concernent les enfants ou les jeunes. Mais ils font bel et bien partie de notre réalité, nous ne pouvons pas les ignorer. Dieu n’en est pas absent, il nous y accompagne. A l’instar d’Abraham, il nous invite, malgré les difficultés, à placer notre confiance en lui, le Dieu de Vie, qui n’a pas épargné son fils, mais l’a relevé des morts le troisième jour. Il nous appelle à cette foi que rien ne pourra jamais nous séparer de son amour.
Le récit de la tentation de Jésus nous plonge dans l’immense question de la définition de l’être humain. La vie de Jésus est l'incarnation de la définition qu’il nous donne de l’homme: un enfant du Père. À nous de nous détourner de nos fausses idées qui nous poussent vers la mort pour accueillir la grâce et le salut.
Le récit biblique sur la guérison du lépreux ne nous laisse pas indifférents. La lèpre n’est pas une banale maladie. Elle cristallise de nombreux handicaps qui isolent complètement le sujet. Sa guérison par Jésus est une réhabilitation intégrale. Mais qu’en est-il de nos malades actuels? Ne sont-ils pas aussi victimes d’un tel isolement? Le contexte pandémique convoque une relecture d’un tel passage et pose l’épineuse question des ressources dont nous disposons en Dieu.
Guéris pour servir
Au début de l’Évangile de Marc, Jésus prêche, guérit, chasse des démons et prie. Il guérit notamment la belle-mère de Pierre, qui se met à le servir. Et si ce texte nous apprenait à structurer notre vie... et notre journée?
Que pouvons-nous recevoir, quand tout et tous autour de nous découragent nos élans et nos espérances?
Existe-t-il une parole qui relève et change la donne initiale? Quelque chose qui peut nous sortir de nos enfermements? Un vrai accueil quelque part?
A l'heure où la pandémie isole les plus vulnérables et bouche les perspectives d'avenir des plus jeunes... est-il vraiment trop tard pour la Vie?
Deux femmes ont besoin d'une guérison en même temps. L'une va peut être empêcher celle de l'autre. Mais Jésus va offrir la vie à ces deux générations. Pour lui, il n’est jamais trop tard, même dans l’imminence du péril de l’existence.
Dimanche 17 janvier 2021, à l'occasion de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, RTSreligion propose une matinée œcuménique de 9h à 11h sur Espace 2. En direct de la chapelle St-Pierre à La Chaux-de-Fonds, nous ferons connaissance de l'Eglise catholique-chrétienne.
Cette matinée, présentée par Grégory Roth et Gabrielle Desarzens, aura lieu en 3 temps :
9h00 Reportage auprès de deux membres de cette Eglise. Anne-Marie Kaufmann, femme d’agriculteur, qui a été ordonnée prêtre catholique chrétienne, après une formation continue. C’est la première femme à avoir été ordonnée prêtre en Suisse romande. Et Mael Chatellard, qui donne le caté aux jeunes catholiques-chrétiens de Neuchâtel. Outre le fait d'être impliqué activement dans son Eglise, Mael a la particularité d'être une personne transgenre.
9h50 Interview du curé Nassouh Toutoungi, à la tête d'une communauté catholique-chrétienne et inclusive.
10h00 Messe catholique-chrétienne, en direct de la chapelle St-Pierre. La conduite liturgique et la prédication seront confiées à Nassouh Toutoungi, curé de la communauté catholique-chrétienne dans le canton de Neuchâtel. Les chants seront assurés par Julia Cavalli, accompagnée à l'orgue par Francisco Leal.
Retournons au désert
C’est au désert, loin de Jérusalem et des pratiques religieuses conventionnelles que la foule découvre le Christ pour la première fois.
Et si cette pandémie, par le désagrément qu’elle nous cause nous empêchant de vivre selon nos habitudes ou nos pratiques religieuses nous obligeait nous aussi à «retourner au désert», ce serait peut-être alors notre chance pour réentendre de manière renouvelée la radicalité du message d’amour du Dieu qui déchire le ciel pour venir à notre rencontre.














