La parabole des vignerons résonne avec les violences et les injustices de notre monde. Mais au cœur de ce récit difficile se dessine une figure étonnante : un maître qui ne cesse d’envoyer ses serviteurs, jusqu’à son propre fils. Et si nous y découvrions la patience de Dieu, son amour et sa confiance sans cesse renouvelée envers les humains ? Qui est ce Dieu qui s’obstine à aimer, même lorsque la relation semble brisée ?
L’invitation au festin est extraordinairement généreuse. Mais elle est refusée par les premiers invités. La colère du roi est à la mesure de sa générosité. L’invitation au festin reste extraordinairement généreuse, elle s’adresse désormais aux mauvais et aux bons qui rendent la salle comble. La réponse à l’invitation : l’habit de noce. L’invitation n’est pas un chèque en blanc. Qui est notre Dieu ?
« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». En refusant le piège d’entrer dans une logique de domination et d’opposition, Jésus nous interpelle. Qu’est-ce qui appartient vraiment à César ? Que se passe-t-il lorsque César se prend pour Dieu ? Ou que l’on se représente Dieu comme un César ? Et si la pièce de monnaie porte la marque de César, qu’est-ce qui porte la marque de Dieu dans le monde ?
Aimer ?
Face au piège tendu, Jésus cible l’essentiel dont tout découle : l’amour. Mais l’amour se commande-t-il ? Pouvons-nous développer notre capacité d’amour ? Comment distinguer l’amour de ce qu’on appelle amour mais qui n’en est pas vraiment ? Comment l’amour de Dieu, l’amour de soi-même et l’amour du prochain sont-ils indissociables et ouvrent un chemin d’humanisation ?











