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Chapelle des Arolles ©Ref-Médias

La situation planétaire fait souci : dérèglement climatique, perte de la biodiversité, épuisement des ressources. Tout cela interroge et inquiète. L'une des causes de la situation trouve son origine dans l’illusion que l’accumulation des biens va apporter le bonheur. Comment se situer en tant que chrétien face à cela, et comment trouver des critères pour agir juste ?

Chapelle des Arolles ©Réf-Médias

Après avoir distingué l’espoir, qui est une attente humaine, de l’espérance, qui est d’origine spirituelle, Jacques Ellul qualifie l’espérance de blasphématoire car c’est elle qui donne au chrétien l’audace de s’en prendre à Dieu contre Dieu, contre son silence et son absence dans un monde déboussolé et déboussolant. 

François d’Assise dans son cantique des Créatures positionne l’humain au sommet afin qu’il rappelle à la Création dans son ensemble que son rôle est de louer le Seigneur, et donc d’échapper au pouvoir de la corruption. Le texte de ce jour tiré de l’épître aux Romains évoque lui aussi le rôle des enfants de Dieu pour soulager la Création. 

Mais les croyants d’aujourd’hui vivent un paradoxe plus intense encore, celui d’être appelé individuellement à préserver la création alors que notre espèce la menace. L’espérance nous permet alors de ne pas rester tétanisé par le fatalisme, mais au contraire de nous mettre  à l’œuvre même de manière symbolique afin que le Royaume de Dieu advienne pleinement un jour. 

Chapelle des Arolles ©Réf-Médias

Face aux problèmes de la vie, de la société, c’est vite fait de dire, ou au moins de penser « Je sais comment il faut faire… ». Mais souvent le mal se révèle bien plus compliqué qu’on pensait, donc la solution n’est pas si simple. Quelle lumière peut nous offrir l’Évangile à ce sujet ?

Cathédrale Saint-Pierre © Réf-Médias

Le royaume de Dieu est une notion bien abstraite. Jésus use de paraboles pour le dire. Paraboles avec des références de son temps. À l'heure où peu de contemporains travaillent aux champs, ni ne pêchent professionnellement, ces trésors de parabole peuvent-elles nous rejoindre ?