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©Sabine Petermann

Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu dixit la Bible. Mais alors pourquoi avons-nous parfois le sentiment que Dieu est absent, loin de nous?

C’est une question que la Bible connaît aussi. Elle nous propose plusieurs réflexions à ce sujet dont l’une retient l’attention.

©Wikimedia Commons/Sandro Senn/CC BY 3.0

Comment vivre une mi-été sans alpage? Comment se réjouir sans fête? Comment envisager notre avenir de fête et de traditions centenaires dans les conditions actuelles?

Au sein du manque, nous suivrons les récits du premier livre de Samuel et de l’Evangile selon Matthieu qui nous invitent à nous reconnecter à Dieu, aux autres et à nous-même.

©Jean-Christophe Emery

Selon Ciceron, l’autorité de ceux qui enseignent nuit la plupart du temps à ceux qui veulent s’instruire. Comment alors peut-on dire dans l’Evangile de Jésus qu’il enseignait en homme qui a autorité? Simplement, parce qu’il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience: Dieu et l’amour. Son autorité n’est pas un pouvoir ni une aliénation. Elle est une puissance d’amour. Une puissance créatrice. Elle se manifestait dans son enseignement, comme dans sa Parole qui guérit et libère chaque être humain qui s’ouvre à son autorité comme l’autre de sa vie.

©Jean-Christophe Emery

Quand vous ouvrez la Bible, lisez avec lenteur. À contresens de notre époque où l'on nous parle de lecture rapide et de lecture en diagonale. Vous verrez comment les petites paraboles de Jésus nous interpellent. Et posez la question, si Jésus, après vous avoir présenté les paraboles du Royaume, vous demande: «Avez-vous compris tout cela?» Que répondriez-vous? Oui? Sont-elles donc si faciles à comprendre?

Selon André Gide, comprendre, c'est se sentir capable de faire. Et si maintenant Jésus demande: «Avez-vous compris?» Vous sentez-vous capable de le faire? De mettre en pratique la Bonne Nouvelle, l’Évangile?

©Jean-Christophe Emery

Il arrive de temps à autre que des prédications soient prononcées alors que s’accumulent les nuages et que gronde la tempête. Dans cette période d’après confinement, nul n'ignore que nous sommes encore au beau milieu d’une crise. Notre monde n’a pas encore gagné de façon définitive la guerre contre cet ennemi invisible, mais dévastateur. Et que fait Dieu? Ésaïe nous dit qu’il travaille sur la qualité d’être. Qu’il travaille en suscitant et favorisant nos bons projets. Et que Sa grâce nous aide à marcher et nous soutient.

©Alexandra Urfer Jungen

La question de savoir ce qui nous anime et pourquoi est importante: la violence ou la paix, la peur ou la confiance, la domination ou la soumission? Un peu de tout cela certainement, mais comment reconnaître Celui qui aspire à habiter en nous?

©Alexandra Urfer Jungen

Accueillir, c’est vite dit, mais ce n’est pas vite fait. Derrière les bons sentiments se cache une réalité plus compliquée: comment accueillir celui ou celle que je n’aime pas ou que j’aime moins? Accueillir les bras ouverts, oui, mais les yeux ouverts aussi.

©Alexandra Urfer Jungen

Avec la pandémie, la situation dramatique des réfugiés dans le monde est devenue secondaire face à notre propre santé. En ce Dimanche des réfugiés, l’Évangile a une parole très forte pour nous interpeller: oser une parole et un geste de solidarité, ce n’est pas simplement faire de la charité. C’est se découvrir partie prenante de l’humanité, c’est s’humaniser et ainsi voir son âme sauvée.

Temple d'Orzens (©Frédéric Burkhard)

La nature, la création qui nous entourent ne sont plus le berceau tranquille de notre humanité. Plutôt que l’angoisse ou qu’une nouvelle morale contraignante, l’Apôtre Paul souligne le lien spirituel qui unit Dieu-Terre et Humain. Nous ne sommes pas seulement engagés dans un même destin, partageant les soupirs de la création, mais nous sommes traversés d’un même Esprit et c’est un Esprit de libération. Cette intuition du premier siècle pourrait bien ensemencer notre avenir !