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Jésus : un enfant qui survit, signe de la présence de Dieu et promesse pour l’avenir de l’humanité…
Dans la figure d’un enfant sans défense, contraint aux chemins de l’exil, Dieu manifeste sa présence: celle-ci est à la fois un appel à la compassion et une promesse pour l’humanité, l’emportant sur la violence et sur la mort…
A Neuchâtel, une polémique a fait rage dernièrement. Pourquoi avait-on enlevé la crèche de dessous le sapin communal ? Raz de marée de commentaires dans les rues, sur Facebook ou dans les journaux, pétition des jeunes UDC… Quelle est la place d’une crèche à Noël ?
Que peut-on bien fêter à Noël ? Quelle est la place de Noël une fois que la crèche est rangée dans son carton et le sapin dégarni ? La crèche relève-t-elle du folklore ou a-t-elle quelque chose à nous dire encore aujourd’hui ?
La veillée de Noël rassemble les familles de par le monde. Comme s’il fallait ce soir-là se compter, se reconnaître, s’entraider. Jésus naît dans le refus de le voir s’intégrer dans la communauté humaine...Sa place, repoussée au mieux dans les profondeurs d’une caverne, sa fuite dictée par les menaces du tyran, et finalement sa mort sur une croix comme un bandit de grand chemin font de lui un paria, quelqu’un dont on ne veut pas. Nos auberges sont pleines à craquer, comme le symbole de nos sécurités communes.
Accueillir l’enfant, c’est peut-être réentendre l’invitation à lui faire une place.Ce 24 décembre se vivra en communion et en solidarité avec les chrétiens du Proche-Orient, l’évangile de la nuit de Noël sera lu en arabe, et nous nous mettrons à l’écoute et en présence de tous ceux qui n’ont pas de place dans un monde secoué par l’insécurité et la fragilité.
Il faut être vierge, c’est-à-dire immaculé, libre de toute idée, de toute représentation, de toute définition de Dieu pour entendre qu’il compte sur nous pour être mis au monde.
Marie vient de Nazareth en Galilée, ce qui en soit suffit à intriguer sur l’indigence du plan marketing de Dieu. Si Dieu avait voulu faire «un coup médiatique» (comme on dit aujourd’hui) il aurait dû choisir une origine plus éminente et une figure plus noble pour incarner la mère du
sauveur.
Dans l’évangile de Jean (Jean 1, 46), Nathanaël se fera l’écho du peu d’estime que l’on accordait alors à la Galilée et à cette obscure bourgade : « peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? »
Le nouveau, le renouvelé, le renouvelant ne peut advenir que si l’on accepte de se laisser dérouter, déplacer, déstabiliser, remettre en question.
Selon les textes des Évangiles, c’est ce que Joseph, le promis de Marie, a vécu. Sortir de la répétition, du même, de l’hérité, du convenu, pour s’aventurer sur des chemins radicalement nouveaux, hors sécurités et habitudes et entrer ainsi activement dans la promesse.
C'’est à ce prix que quelque chose de nouveau a éclos dans le monde: la venue du Christ. Une nouveauté telle, qu’elle a modifié le cours de l’histoire, puisqu'on en parle encore 2000 ans après, et qu’on peut en devenir les acteurs…
Elisabeth: de la honte… à une place en dignité !
Que faire de ce tressaillement ?
Avec le personnage d’Elisabeth, la pasteure Sarah-Isaline Golay propose de découvrir que Dieu peut venir au coeur de toute honte humaine pour faire rebondir dans la vie, et trouver une place juste et digne dans ce monde…
Honte dépassée, tressaillement et dignité seront les mots clés de ce culte de l’Avent. Un avent-avant goût de ce que Noël peut changer en chacune et chacun!
Au pays de la parole, il n’est de cesse de vouloir expliquer, convaincre, témoigner. Et si une rencontre avec Dieu nous laissait sans voix ?
Deux ouvrages récents abordent la question de l’euthanasie et son accompagnement spirituel : celui de Gabriel Ringlet « Vous me coucherez nu sur la terre nue » et celui de Hans Küng : « La mort heureuse ».
La pasteure Marie Cénec propose d’aborder cette délicate question dans sa méditation à la lumière du récit de la mort de Moïse.














