Affichage des résultats 685 à 693 sur 2563
Depuis de nombreuses années, la paroisse de Champel-Malagnou propose régulièrement l'interprétation de Cultes-Cantate dans la veine de la plus pure tradition: une cantate religieuse au coeur de la liturgie du culte. La musique étroitement entrelacées avec la prière.
C'est la Cantate BWV 77 de Jean-Sébastien Bach " Du sollst Gott, deinen Herren, lieben" écrite à Leipzig le 22 août 1723, qui sera interprétée ce dimanche par une chorale et un ensemble instrumental formé pour l'occasion.
Pour faire écho à cette Cantate, le pasteur Ion Karakash médite sur la parabole du "bon samaritain". Cette parabole de Jésus qui donne en exemple un voyageur venu de Samarie, s'arrêtant en se détournant de sa route, pour porter secours à un malheureux inconnu gisant à terre et blessé par des malfrats.
Comment aimer son prochain comme soi-même? Comment être animé par un ''cœur de Samaritain’', selon une expression de la cantate?
Comment considérons-nous notre corps, qui est notre manière si singulière d’être présent(e) au monde ? Qu’implique le fait de le considérer comme le temple de l’Esprit ? La pasteure Marie Cénec propose de réfléchir à la dimension spirituelle « du corps que nous sommes ».
Chaque année, le premier dimanche de novembre amène la fête de la Réformation. Mais peut-on parler de fête lorsqu’on voit l’état de nos Églises en Suisse romande? Tout se passe comme si le déclin des protestants touchait chez nous à son terme. Les protestants sont-ils en train de disparaître de la scène pour cause d’insignifiance. Est-il trop tard pour faire retour à l’Écriture comme fit jadis Esdras, qui la lut devant le peuple assemblé pendant toute une journée ? Est-il trop tard pour reconstruire? Peut-être pas…
Les psaumes sont des prières où le tout de l’humanité s’exprime : la confiance et l’accusation envers Dieu, le désespoir ou la joie éclatante… Dans le psaume 22, l’orant passe de la plainte à la louange. Comment s’effectue ce retournement ?
Personne n’a jamais vu Dieu ou petite promenade philosophique entre voir et croire dans l’univers de Saint Jean.
Au disciple qui lui demande de montrer ce Père dont il parle tout le temps, le Christ répond : Qui m’a vu a vu le Père…
Mais pour nous qui n’avons jamais vu ni le Père, ni le Jésus de l’Histoire, sur qui ou sur quoi fonder notre foi? Entendre serait-il en cette matière plus important que croire?
Ce culte prend place dans le cadre de la commémoration du 600e anniversaire de la mort sur le bûcher du héros national tchèque Jan Hus, pour avoir prôné, un siècle avant Luther, la réforme de l’Église catholique.
Le 6 juillet 1415, Jan Hus était condamné comme hérétique par le concile de Constance et aussitôt brûlé vif. La figure de Hus, réformateur de Prague dans un contexte très complexe (les rivalités entre papes et entre prétendants à l'Empire rendait la situation délétère), est restée depuis comme l'une des plus marquantes figures de la fin du Moyen Âge et a imprégné la mémoire tchèque, peut-être davantage encore que Jeanne d'Arc ne l'a fait pour la mémoire française; elle a également inspiré, en partie tout au moins, les réformateurs du 16e siècle. A noter que c’est le 11 octobre 1414, il y aura exactement 601 ans, que Hus a entrepris de Bohême le fatal voyage qui le conduisit à Constance, pour être exécuté.
Ce culte fait partie d'une série de manifestations organisées à Genève pour commémorer le six centième anniversaire de la mort de Jan Hus (exposition au Conseil oecuménique des Églises, concerts, culte radiodiffusé à la cathédrale Saint-Pierre le dimanche 11 octobre, etc.)
Comment relire notre passé chrétien d'un oeil critique, comment comprendre la notion de prédestination chère aussi bien à Hus qu’à Calvin ? Le pasteur tchèque Miloš Rejchrt montrera que la notion de prédestination est avant tout porteuse d’un message libérateur (nous ne sommes pas conditionnés par notre contexte social ou culturel, ni par notre bagage génétique, mais portés par le projet que Dieu a pour nous). Il dira ensuite en quoi la critique radicale que Hus fit de l’Église de son temps est encore susceptible aujourd’hui de guider notre réflexion.Chœur Janáček de Luhačovice:
Sous la direction de Ludmila Staňová, ce choeur de Moravie interprétera deux cantiques tchèques, dont les paroles remontent à Jan Hus (on peut préciser qu’elle donne également deux concerts à Genève, le samedi 10 octobre à 19 heures à l’auditoire de Calvin, et le dimanche 11 à 17 heures à la chapelle des Crêts, route des Crêts-de-Pregny, Grand-Saconnex).














