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Eglise Saint-Martin de Vevey (©Alexandra Urfer Jungen)

Vivre de la présence de Dieu, c’est en même temps vivre de son absence!

À la porte de Pentecôte, le Christ nous envoie le Saint-Esprit, une présence d’amour, une présence qui crée des liens, qui nous tire de la solitude, une présence qui accueille celui ou celle qui se croit lâché·e par la vie. Une présence vivante qui fait vivre!

Eglise St-Martin Vevey (©Jmh2o, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons)

«Il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit…», dit Jésus à la Samaritaine. Or il se trouve qu’esprit et respirer sont issus d’une même racine latine, de même que prier et adorer en grec. Nous pourrions alors, en jouant sur le glissement d’un mot à l’autre entendre Jésus dire:  «Il faut que ceux qui prient prient par la respiration». 

Un tel glissement nous ouvrirait, en nous appuyant sur la tradition hésychaste du christianisme d’Orient et de la prière du nom de Jésus, à nous poser la question d’un lien entre la respiration et la prière, pour ensuite la relier à l’invitation de l’apôtre à «prier sans cesse» (1 Thessaloniciens 5, 17) et découvrir enfin toutes les applications simples, belles et pratiques qui en découlent dans notre vie avec le Christ.

Bex (©Zacharie Grossen, CC BY-SA 4.0 Wikimedia Commons)

Lorsque Saul le grand persécuteur des disciples de Jésus, et donc de Jésus lui-même, va être ébloui par la lumière de l’Esprit Saint et qu’en ce moment précis, rencontre le même Jésus ressuscité, il ne voit plus rien. 

Relevé par sa voix pleine de miséricorde, aidé par ses compagnons, touché par un ministre et baptisé, il retrouve la vue et devient Paul, le grand apôtre.

Éblouis par la même lumière, nous, disciples du même Jésus, aidés, servis, baptisés, devenons à notre tour ses envoyés pour baptiser, servir, aider - en un mot: relever! 

Temple de Bex (©Sandro Senn - CC BY 3.0)

«C’est dans l’atelier de la nuit – et avec la nuit-même – que l’on prépare, que l’on compose les couleurs du matin.» (François Cassingena-Trévedy) 

La nuit est-elle un passage obligé? Entre ombres et lumières, le vitrail central du temple de Bex nous invitera à découvrir les nuances de ce verset dont il est inspiré: «Je suis la lumière du monde.» (Jean 8, 12)

Bex (©Zacharie Grossen, CC BY-SA 4.0 Wikimedia Commons)

Dieu s’adresse à Moïse en exil et lui révèle son nom: «Je suis qui je suis». Depuis les temps anciens, il y a un pouvoir à nommer. Nommer, c'est définir une couleur, une identité. Nommer, ça nous relie au passé mais aussi, plus que tout, à aujourd’hui et à demain. Alors, pourquoi Dieu se laisse-t-il nommer? Quel changement de perspective Dieu invite-t-il Moïse à vivre à l’aube de son ministère?

Ichtus Chorus (©DR)

Au matin de Pâques, les communautés protestantes belges de Jemappes et de Frameries dans le Borinage, nous invitent à célébrer la résurrection du Christ depuis le temple de Jemappes. 

Fondée au 19e siècle à la suite des actions d’évangélisation du mouvement de Réveil qui se diffuse en Belgique dans les années 1920, l’Eglise protestante de Jemappes est attachée à la tradition réformée et à une lecture historico-critique de la Bible. La paroisse voisine de Frameries plonge ses racines dans le même héritage. Liées d’amitié, ces deux paroisses se rassemblent notamment pour vivre des cultes ensemble.

Du temps de la grandeur de l’industrie minière de cette région du Hainaut, au sud-ouest de la Belgique, les chorales étaient très répandues. Aujourd’hui, Ichtus Chorus est l’une des dernières à perpétuer cette tradition. A l’occasion de ce culte de Pâques, la chorale Ichtus Chorus sera dirigée et accompagnée au piano par Raphaël Coulon. Et à la clarinette, Bernard Daubry.

L’apparition à Marie de Magdala sera au cœur de la prédication, portée par le pasteur du lieu, François Choquet. La liturgie sera assurée par le pasteur Noël Byiringiro de Frameries.

Eglise réformée française de Zurich (©Roland zh, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons)

Plusieurs textes bibliques nous attestent l’apparition du Christ à ses disciples et à bien d’autres après la crucifixion et la découverte du tombeau vide. 

Genre littéraire, écrits symboliques, prosélytisme du christianisme naissant ou témoignages d’une réalité vécue?

Et comment accueillir ces textes, nous rejoignent-il dans notre vécu? En quoi la bonne nouvelle de Pâques illumine-t-elle notre quotidien?

Cathédrale Saint-Pierre à Genève (©DR)

Nous nous immergerons dans le récit de la Passion selon l'évangile de Jean au travers de la lecture du texte, de chants d'assemblée et d'extraits de la Messe en si mineur (BWV 232) de Jean Sébastien Bach.

Deux courtes prédications des pasteurs Sandrine Landeau et Bruno Gérard reprendront la question de Pilate, «Qu'est-ce que la vérité?», et celle du scandale de la croix.

Cathédrale Saint-Pierre à Genève (©DR)

Dans le texte des Rameaux lu dans l'Evangile de Luc, au moment de détacher le petit âne pour l'amener avec eux, les deux disciples envoyés par Jésus doivent répondre à toute question au sujet de l'âne: «Le Seigneur en a besoin». 

Avec les différents groupes d'enfants et de jeunes, nous nous poserons la question: Pourquoi Dieu a-t-il besoin de nous? 

Dans une prédication à deux voix, les pasteur.es de la paroisse retranscriront les réponses des jeunes en les confrontant avec le texte biblique du jour.