Ces films qui marquent les consciences

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Nicolas Meyer, journaliste

Ces films qui marquent les consciences

Films documentaires ou films de fiction : nombreux sont ceux qui ne laissent pas indifférents. Certains dérangent, remettent en cause des fonctionnements immuables ou encore dénoncent des injustices sociales.

Ceux-là sont souvent primés par les jurys oecuméniques dans les festivals de films. De Cannes à Berlin, au-delà des paillettes et du tapis rouge, ces oeuvres sont le reflet de notre époque. La présence des Eglises dans de telles manifestations indique qu’elles ne regardent pas le monde avec des ornières. Elles souhaitent au contraire être en phase avec les défis actuels, une manière de garder vivant le message des Evangiles.

La dimension religieuse de ces réalisations peut parfois être difficile à percevoir. A Neuchâtel, le Prix Farel – Festival international de films à thématique religieuse – offre tous les deux ans une tribune aux productions comportant un questionnement existentiel et spirituel. Cette année, une trentaine de réalisations seront projetées lors de cette manifestation qui se déroulera fin octobre. Tournés aux quatre coins de la planète, ces films, principalement documentaires, sont des témoins des défis éthiques et des problématiques religieuses actuels.

La question de la migration sera abordée dans un long métrage qui suit le bateau Aquarius dans sa première mission de sauvetage en Méditerranée. Le thème de la préservation de la mémoire est également au programme avec un documentaire tourné au musée du camp de concentration d’Auschwitz. Un court métrage réalisé dans une vente aux enchères d’objets religieux au Québec ne manquera pas d’interroger le spectateur sur son rapport au sacré.

Les questions soulevées par ces productions sont nombreuses et importantes. Nous encourageons chacun à se les poser et à se servir de ces films pour s'interroger. Et pourquoi ne pas saisir l’occasion d’en débattre au Prix Farel, où de nombreux réalisateurs seront présents à la fin des projections ? Des étudiants en ethnologie, histoire et anthropologie des religions des Universités de Neuchâtel et de Lausanne se joindront également à la réflexion.

Un art du débat très protestant qui refuse les vérités toutes faites !