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Chapelle des Arolles ©Réf-Médias
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Chapelle des Arolles ©Réf-Médias

Après avoir distingué l’espoir, qui est une attente humaine, de l’espérance, qui est d’origine spirituelle, Jacques Ellul qualifie l’espérance de blasphématoire car c’est elle qui donne au chrétien l’audace de s’en prendre à Dieu contre Dieu, contre son silence et son absence dans un monde déboussolé et déboussolant. 

François d’Assise dans son cantique des Créatures positionne l’humain au sommet afin qu’il rappelle à la Création dans son ensemble que son rôle est de louer le Seigneur, et donc d’échapper au pouvoir de la corruption. Le texte de ce jour tiré de l’épître aux Romains évoque lui aussi le rôle des enfants de Dieu pour soulager la Création. 

Mais les croyants d’aujourd’hui vivent un paradoxe plus intense encore, celui d’être appelé individuellement à préserver la création alors que notre espèce la menace. L’espérance nous permet alors de ne pas rester tétanisé par le fatalisme, mais au contraire de nous mettre  à l’œuvre même de manière symbolique afin que le Royaume de Dieu advienne pleinement un jour. 

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