
«Je ne crois pas en Dieu, je vis Dieu»
Quel a été le déclic pour vous tourner vers la foi?
Aurélie Le Pécheur: Il y a deux ans, je me suis retrouvée en garde à vue dans le cadre d’une affaire où les accusations contre moi étaient fausses. Ce moment a été un véritable face-à-face avec moi-même. Les apparences disparaissent et l’on revient à l’essentiel. Dans cette épreuve, j’ai réalisé l’existence de l’omniprésence d’une intelligence divine qui emplit tout. C’est ce que j’appelle avoir rencontré Dieu. Aujourd’hui, je ne crois pas en Dieu, je vis Dieu.
En quoi votre quotidien est-il différent?
Toute ma vie est tournée vers la prière et un chemin de prise de conscience qui me permet d’amener la sagesse dans mes actes quotidiens. Je remercie Dieu dans les gestes les plus simples. J’essaie aussi de ne juger personne. J’étudie la théologie depuis un an et je me forme également au chemin pastoral au sein de l’Église Essénienne Chrétienne.
Pourquoi parler de votre foi sur les réseaux sociaux?
Parce que d’apprendre à comprendre le monde divin est devenu ce qui est le plus important dans ma vie. J’ai envie de partager cet amour et de montrer qu’il existe quelque chose de plus grand que la célébrité, les réseaux sociaux ou les addictions. Pour moi, le travail spirituel permet de se rapprocher de son âme, de la comprendre et de lui permettre d’incarner ma vie quotidienne.
Vous avez d’abord fréquenté une église évangélique avant de rejoindre l’Église Essénienne Chrétienne. Pourquoi ce changement?
Pour moi c’est un chemin d’évolution et de prise de conscience. Les Esséniens, considèrent que toute vie est sacrée et animée d’une âme. L’essénien est un animiste et il apprend à comprendre le vivant dans toutes ses manifestations. Il voit la manifestation de Dieu en tout ce qui est vivant. Certaines prises de positions que j’ai rencontrées dans le milieu évangélique ne correspondaient plus à mes convictions, notamment concernant l’homosexualité ou la place accordée aux animaux que l’on mange alors qu’ils veulent vivre, tout comme nous.
Êtes-vous devenue végétarienne?
Oui. Depuis que je suis essénienne, bien qu’aucun être ne soit obligé à le devenir dans cette voie essénienne. Mais en apprenant à mieux connaître le règne animal et ses lois, j’ai appris qu’un animal a aussi une destinée à vivre dans son incarnation terrestre et que de le manger c’est l’en priver et que tout acte a des conséquences. En plus, on porte son karma, donc toute la souffrance que l’animal a endurée, jusqu’à l'abattoir. Cela m’a donc éveillée d’un coup et je me suis dit que ce n’était plus possible de continuer à manger de la viande. L’animal est pur et on a beaucoup à apprendre de lui.
Certains disent que vous appartenez à une secte. Que leur répondez-vous?
Une secte c’est un mouvement qui sectionne et coupe du tout. Le principe d’une secte est aussi de petit à petit isoler les personnes de leurs proches, en imposant des habitudes de vie. Dans l’Église Essénienne rien n’est imposé. On parle de guérir la relation avec le monde, avec nos proches, de ne surtout pas se couper d’eux.
Quel message souhaitez-vous transmettre?
Chaque être humain est une merveille qui mérite le meilleur. Il est important d’apprendre à comprendre ce qu’est la lumière du Christ non seulement en apprenant à comprendre Dieu mais aussi sa manifestation dans la nature qui nous entoure. Vous êtes le maître de votre destin et personne ne doit vous dire le contraire.
Révélée en 2015 dans l’émission de téléréalité «Les Marseillais en Thaïlande», Aurélie Le Pêcheur, plus connue sous le nom d’Aurélie Preston, s’est ensuite fait connaître dans plusieurs programmes de télé-réalité français. Chanteuse, influenceuse et autrice, elle a aussi publié un livre, «Brisée», dans lequel elle évoque son parcours marqué par des épreuves personnelles et familiales. Depuis quelques années, la Française de 35 ans a pris ses distances avec le strass et les paillettes afin de se consacrer à sa quête spirituelle.



