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Point de vue: Lien avec la terre: persévérer sans se décourager

Yvena Garraud Thomas Pasteure dans la paroisse de La Côte et animatrice cantonale Terre Nouvelle
25 juin 2026
 
1 min de lecture
Espérance
Point de vue: Lien avec la terre: persévérer sans se décourager

Notre rapport à la terre se construit dans le concret de nos existences. Certains ont appris à reconnaître les légumes du jardin, à savourer une fraise cueillie à maturité ou à observer le rythme des saisons. Pour d’autres, les fruits et légumes se découvrent principalement sur les rayons des supermarchés.

Pourtant, le lien à la terre est une manière d’habiter le monde, d’être attentifs à ce qui nous nourrit, nous porte et nous entoure. Or, lorsque l’on parle d’écologie aujourd’hui, ce n’est souvent plus de ce lien qu’il est question. On entend davantage parler de règles, de contraintes et d’obligations. Une écologie moralisatrice distribue parfois les bons et les mauvais points. Nos écogestes peuvent paraître dérisoires face à l’ampleur des défis. À cela s’ajoute le greenwashing, qui finit par décourager. Des personnes engagées s’épuisent. Des jeunes sombrent dans l’éco-anxiété.

C’est dans ce contexte que résonne la parole de l’apôtre Paul: «Ne nous lassons pas de faire le bien; car si nous ne nous décourageons pas, nous aurons notre récolte au moment voulu.» (Galates 6, 9.) Paul écrit à une communauté fatiguée. Il invite à la persévérance, une manière d’être au monde, enracinée dans la confiance et dans la promesse qu’il y aura une récolte. Ce que nous semons aujourd’hui a de la valeur, même lorsque nous n’en voyons pas immédiatement les fruits. Cette parole nous inscrit dans le temps long de l’espérance. Alors, portés par l’Esprit, continuons à avancer. Ne nous lassons pas de nous émerveiller devant la beauté d’un paysage, de cultiver la gratitude pour cette terre qui nous nourrit.

La persévérance dont parle Paul est une réponse – à l’épuisement, au découragement, à la tentation du fatalisme – qui vient de la confiance que Dieu agit déjà dans ce monde qu’il aime tant.