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« Ces petits, chers au coeur de Dieu »

Magali Borgeaud-dit-Avocat
24 septembre 2026
 
1 min de lecture
Foi
Côtoyer la vulnérabilité agit comme un miroir qui révèle aveuglement et surdité. Un témoignage sur une foi bousculée dans ses certitudes, et recentrée sur l’essentiel.

Aujourd’hui, je réalise combien ma foi est tamisée au contact de celles et ceux qui se démènent pour leur survie; qui ont intégré que la vie rime avec fragile; qui savent qu’à chaque problème il n’y a pas toujours de solution, que chaque douleur n’a pas son médicament, que l’absence de moyens génère un stress permanent qui rend malade. Comme témoin, au coeur de ces vies cabossées, qui connaissent le prix de chaque miette de pain, de chaque poussière de joie, je mesure combien l’impact spirituel est profond, car côtoyer la vulnérabilité agit comme un miroir qui révèle aveuglement et surdité. La foi est bousculée dans ses certitudes illusoires.
Les fondements sur lesquels reposent de fausses sécurités sont mis à nu: argent, confort, maîtrise, études, autonomie, «suissitude». 

Apparaissent alors des sentiments de petitesse et d’impuissance, où seuls subsistent l’accueil inconditionnel et la prière, pour soutenir la dignité humaine. Je veux rendre hommage ici, au courage muet de ces funambules qui avancent sur le filin de la vie avec pour seul équilibre, le balancier de la grâce de Dieu. Chaque matin, ils recommencent le combat sans trêve, pour tenir debout, vivre, aimer, espérer. Ils portent sur leurs épaules le poids des tornades de l’existence et dans leur âme, les cicatrices des luttes passées. Ces petits, chers au coeur de Dieu, sont un don sacré, des maîtres à l’école de la foi, qui lève le voile sur l’essentiel…
Mettre sa confiance en Dieu seul.