Quel œcuménisme?

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Quel œcuménisme?
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Quel œcuménisme?

Adrien Bridel, conseiller synodal de l'EREN
21 janvier 2022
Relations
Chaque mois dans les pages de «Réformés», le conseil synodal de l'EREN vous propose un «Point de vue».

Adrien Bridel

«Oikoumenè»: qui appartient au monde habité ou le représente. Certes, ce sens originel fut forgé à une époque où Monde et Eglise ne semblaient faire qu’un, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mais est-il possible de se laisser interpeller à nouveaux frais par ce sens premier? A savoir que toute Eglise, quelle que soit sa confession, est inscrite dans la communauté des vivants? L’accélération de la déchristianisation confère une posture de plus en plus sectorielle aux Eglises. Celles-ci ne représentent donc plus qu’une parcelle de l’univers habité: à ce titre, les prétendues difficultés érigées en travers de la voie œcuménique semblent soudainement marquées du sceau de la futilité, spécialement aux yeux de nos contemporains déchristianisé·e·s.

Les contours de l’Eglise universelle sont connus de Dieu seul

En ce qui me concerne, je conçois l’œcuménisme comme étant avant toute chose de l’ordre du relationnel. Au contact d’Augustin, j’ai acquis la conviction que les contours de l’Eglise universelle sont connus de Dieu seul.

Mon Eglise ne peut donc en aucun cas la contenir intégralement. Voilà qui nécessite une relation permanente avec les autres confessions. Quelle est la nature de cette relation? La réponse limpide m’a été fournie par un ministre pour qui j’ai récemment eu l’honneur de prononcer un discours de jubilé: il s’agit de garder à l’esprit en permanence que «le noyau central de notre quête reste toujours centré sur le Christ». Tout le reste est secondaire.