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Jésus qui ?
La réponse à cette question ne dépend ni de convenances, ni d’un catéchisme bien huilé, mais d’une expérience relationnelle unique. Jésus n’est pas un contenu théologique, mais une personne porteuse d’un projet de vie en Dieu.
Le récit du paralytique à la piscine de Bethzatha sera raconté. La narration biblique permet de plonger dans l’histoire et d’y insuffler des pistes de réflexion. Le message commence donc déjà là, par le fait d’entrer dans le récit et pouvoir se laisser toucher par lui. Puis un parallèle sera fait avec nos paralysies intérieures, pour lesquelles Jésus nous offre aujourd’hui aussi une libération.
Pour l’ensemble des trois cultes à La Chiésaz, le thème commun est la vie communautaire. Pour ce culte, la question des forts et des faibles questionne les rapports de force de la communauté; qui est vraiment fort ? En regardant au Christ, comment cette force se doit-elle se manifester ?
Rousseau, chassé de partout et persécuté, se réfugie sur la petite île Saint-Pierre du lac de Bienne. Il y découvre les bienfaits du farniente. Ce n’est pas une paresse ou un ennui, c’est goûter au simple fait d’exister. Rousseau est profondément théologien et mystique, ses racines sont bibliques : dès la première page de la Bible, on voit Dieu tisser avec l’humain une relation puis le mettre au travail. Tout de suite après vient ce repos que Rousseau appelle le « précieux farniente ». Il s’articule fort bien avec les deux autres : le travail et la prière. Peut-être que notre époque est malade d’avoir oublié ce trépied ?
Jésus invite ses amis disciples à donner eux-mêmes à manger alors qu’il y a disette. Le propos de ce matin nous conduira à réfléchir aux restrictions qui s’imposent en cas de crise tant mondiale que personnelle ainsi qu’à l’abondance dont certains croient bénéficier. Au fond, de quelle abondance parle Jésus ? Ses propos sont-ils réalistes ou utopiques ?
Le royaume de Dieu est une notion bien abstraite. Jésus use de paraboles pour le dire. Paraboles avec des références de son temps. À l'heure où peu de contemporains travaillent aux champs, ni ne pêchent professionnellement, ces trésors de parabole peuvent-elles nous rejoindre ?
Face aux problèmes de la vie, de la société, c’est vite fait de dire, ou au moins de penser « Je sais comment il faut faire… ». Mais souvent le mal se révèle bien plus compliqué qu’on pensait, donc la solution n’est pas si simple. Quelle lumière peut nous offrir l’Évangile à ce sujet ?
Après avoir distingué l’espoir, qui est une attente humaine, de l’espérance, qui est d’origine spirituelle, Jacques Ellul qualifie l’espérance de blasphématoire car c’est elle qui donne au chrétien l’audace de s’en prendre à Dieu contre Dieu, contre son silence et son absence dans un monde déboussolé et déboussolant.
François d’Assise dans son cantique des Créatures positionne l’humain au sommet afin qu’il rappelle à la Création dans son ensemble que son rôle est de louer le Seigneur, et donc d’échapper au pouvoir de la corruption. Le texte de ce jour tiré de l’épître aux Romains évoque lui aussi le rôle des enfants de Dieu pour soulager la Création.
Mais les croyants d’aujourd’hui vivent un paradoxe plus intense encore, celui d’être appelé individuellement à préserver la création alors que notre espèce la menace. L’espérance nous permet alors de ne pas rester tétanisé par le fatalisme, mais au contraire de nous mettre à l’œuvre même de manière symbolique afin que le Royaume de Dieu advienne pleinement un jour.
La situation planétaire fait souci : dérèglement climatique, perte de la biodiversité, épuisement des ressources. Tout cela interroge et inquiète. L'une des causes de la situation trouve son origine dans l’illusion que l’accumulation des biens va apporter le bonheur. Comment se situer en tant que chrétien face à cela, et comment trouver des critères pour agir juste ?














