Transmettre la mémoire de la Shoah

"Les victimes juives du fascisme", sculpture de Will Lammert présente au cimetière juif de Berlin
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"Les victimes juives du fascisme", sculpture de Will Lammert présente au cimetière juif de Berlin © Flickr CC BY-NC-ND 2.0 / Dario-Jacopo Lagana
"Les victimes juives du fascisme", sculpture de Will Lammert présente au cimetière juif de Berlin

Transmettre la mémoire de la Shoah

23 août 2017
Edito
Laurence Villoz et Guillaume Henchoz publient une série d'articles concernant les enjeux liés à la transmission de la mémoire de la SHoah. Ce dossier est le fruit de leurs investigations et de leurs rencontres.

Alors que les derniers survivants des camps sont presque tous décédés, nous nous sommes intéressés à la façon de transmettre la mémoire de la Shoah. A travers une série de sept articles, des spécialistes, des historiens et des témoins analysent les mécanismes mémoriels au sein des familles, de la population et des différents états. Une rescapée du camp de Drancy raconte son histoire et la manière dont elle a partagé son vécu avec sa descendance. Si les victimes des crimes de masses n’ont cessé d’exprimer les souffrances qu’ils ont subies, leurs bourreaux se taisent. Et quand ils parlent, ils se victimisent. Qu’en est-il de leurs enfants?

Le 30 juin 2017, Simone Veil qui a survécu à son emprisonnement au camp de concentration d’Auschwitz s’est éteinte à l’âge de 89 ans. «Ce qu’elle craignait le plus, c’était la relativisation», a rappelé l’historienne Annette Wieviorka au quotidien Libération.

Comment ne pas tomber dans la banalisation de la Shoah alors que certains politiciens y font référence pour créer le buzz et que les grands mémoriaux se transforment en attractions touristiques? Et la Suisse, a-t-elle fait son travail de mémoire? Voilà quelques-unes des questions que nous avons posées à nos interlocuteurs.