Les employés de l’Église vaudoise défendent le chef RH

Le texte a récolté 142 signatures en ligne / ©iStock / Ajay Gopi
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Le texte a récolté 142 signatures en ligne
©iStock / Ajay Gopi

Les employés de l’Église vaudoise défendent le chef RH

23 mars 2019
Près de la moitié des employés de l’EERV ont signé un texte demandant à l’exécutif actuel d’abandonner les mesures de restructuration de l’Office des ressources humaines annoncées lors du dernier synode.

«Nous demandons que le Conseil synodal renonce à retirer la fonction de responsable de l’Office des ressources humaines à [l’actuel titulaire], et donc sursoit également à l’engagement d’une personne issue du monde RH. Nous désirons ardemment que la question de l’avenir de l’Office des ressources humaines soit traitée par le prochain Conseil synodal (2019-2024).» Tel est le texte d’une pétition en ligne lancée après la rencontre du synode (organe délibérant) des 8 et 9 mars lors de laquelle une restructuration de cet office impliquant une rétrogradation de l’actuel titulaire a été dévoilée. L’annonce a court-circuité une communication prévue en fin de session selon un accord entre les parties. 142 pasteurs, diacres et employés de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) ont signé cette réclamation. Ce chiffre près de la moitié des 306 employés de l’institution, dont 207 pasteurs, selon un rapport présenté récemment au synode. Ils se partagent environ 220 équivalents temps plein.

Pour les initiants de la pétition, pas question de communiquer! «Nous voulons donner toutes les chances à notre démarche d’aboutir», glisse l’un d’eux. Toutefois après que le texte a été communiqué non seulement au Conseil synodal, mais à l’ensemble du synode, en début de semaine, le document a été transmis à plusieurs journalistes.

«Les signataires réagissent en fonction des informations qu’ils ont. Le Conseil synodal a d’autres informations qui l’ont conduit à prendre les décisions communiquées», réagit la Conseillère synodale Line Dépraz. Si les signataires disent ne vouloir faire aucune communication tant que le Conseil n’aura pas répondu, Line Dépraz explique: «L’intention du Conseil synodal, c’était de recevoir la dizaine de personnes qui a initié cette pétition pour pouvoir leur expliquer notre position. Cette rencontre n’aura pas lieu, car ils ont estimé que comme 142 personnes avaient signé, c’est 142 personnes qui maintenant attendent des informations. Le Conseil synodal se réunira à nouveau mardi. Nous discuterons alors de la suite.»

«Ce qui me choque, c’est que la communication qui a été faite au synode, en outrepassant l’accord de communication dont le responsable de l’Office des ressources humaines était partie prenante, donne l’impression que l’on a affaire à un licenciement. Ce n’est pas le cas», insiste encore Line Dépraz. «Cumuler les fonctions administratives, financières et juridiques avec l’accompagnement des ministres et de l’évolution des ministères, ainsi qu’avec la coordination du colloque des coordinateurs, c’est probablement trop pour une seule personne à 100%. Nous avons donc décidé de recentrer l’Office des ressources humaines sur des activités de support en le focalisant sur les questions administratives, financières et juridiques et nous laissons le prochain Conseil synodal prendre les décisions qui lui conviendront en ce qui concerne les activités davantage en lien avec la mission; l’accompagnement des ministères en particulier.»