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1000 ans de prière et de louange ininterrompues dans le temple de Lutry, ça se fête dans la joie. Au fait, connaissez-vous les émotions de base? Des 4 émotions fondamentales qui nous informent sur ce qui se passe en nous et autour de nous, la joie est la plus nourrissante. Amie de la reconnaissance, elle devient sentiment quand elle se transforme en admiration de Dieu et ses oeuvres, puis se déploie en louange dans la vie liturgique et spirituelle.
Amour du prochain, désir amoureux, amitié. Trois types d’amour, dont on entend souvent qu’ils sont très différents. Et s’ils étaient plus proches que ce que l’on peut penser ? Le double commandement d’amour, le rêve de l’aimée cherchant l’amant du Cantique et le récit de Lot à Sodome ouvrent sur une dimension essentielle de l’amour, trop souvent négligée dans nos relations : l’hospitalité. Un message universel à s’accueillir soi-même, s’ouvrir à l’autre et se laisser habiter par Dieu.
Eau vive ou poussière : quel Temple faisons-vous jaillir autour de nous ? Le vrai Temple n’est pas un bâtiment, mais le Christ ressuscité, et en lui chacun de nous. Jésus renverse les tables du Temple pour libérer la grâce et faire jaillir une eau vive. Comme Ézéchiel le prophète, Dieu veut que sa vie déborde de nos vies et transforme ce qui est desséché. Nos temples intérieurs sont souvent cabossés, mais c’est là que Dieu choisit d’habiter et de faire couler l’eau de vie. La question brûlante est simple : quand les gens croisent nos vies, boivent-ils de l’eau vive… ou avalent-ils de la poussière ?
Dimanche de la Réformation.
Jésus a chassé les marchands du Temple de Jérusalem. Et s’il venait dans notre Église aujourd’hui ? Que veut dire être temple de Dieu, en tant que communauté et en tant que personne ?
Quel est le bon combat que le croyant doit mener tout au long de sa vie?
Si les deux derniers cultes nous ont menés sur les chemins de la reconnaissance et de la remise en question de nos modèles de foi, celui d’aujourd’hui va nous relier à la notion de la persévérance dans le domaine de la prière.
Notre vulnérabilité et notre foi peuvent-elles avoir un impact ?
La guérison de Naaman et celle des dix lépreux nous invitent à réfléchir à la reconnaissance et à la remise en question de nos modèles de foi. À travers le prophète Élisée, Jésus et les bénéficiaires de ces guérisons, ces deux récits dévoilent le visage d’un Dieu dont le Royaume dépasse bien des frontières.
L’Evangile de ce dimanche nous prend à rebrousse-poil : alors que l’on entend aujourd’hui beaucoup d’invitations à cultiver la gratitude et à tirer profit de ses bienfaits – scientifiquement prouvés –, Jésus semble montrer en exemple un maître ingrat et un serviteur qui n’aurait qu’à faire son travail et se taire. Peut-être l’invitation à la foi (17,5.6) saura-t-elle nous inviter à cultiver la gratitude là où on ne l’attend pas.
L’histoire du riche et de Lazare semble un peu manichéenne. Le méchant riche est puni, le bon pauvre est sauvé, alors est-ce tout ce que cette parabole a à nous dire? Pourquoi Lazare porte-t-il un nom et le riche non? Dans le face à face de ces deux personnes où se trouve notre place? Jésus nous parle d’un abîme infranchissable, est-ce que même sa résurrection n’y pourrait rien?














